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Rachat de crédit en CDD : aucune enseigne relevée ne publie d'ancienneté minimale

EmpruntGo a relevé le 6 septembre 2026 les huit pages qui occupent cette recherche : pas une n'attribue à un prêteur l'ancienneté qu'elle réclame.

AE
Ayoub El Amrani — Fondateur du site. A dirigé EmpruntGo, société de financement aux particuliers, de 2016 à 2024.
Publié le 6 septembre 2026 · Mis à jour le 6 septembre 2026
Réponse courte

Est-il possible de faire un rachat de crédit sans CDI ?

Oui. Aucun texte n'interdit de prêter à un salarié en contrat court. Le code de la consommation impose au prêteur une chose : évaluer votre solvabilité avant de vous engager. Le CDD n'est donc pas un motif légal de refus, c'est un motif de vérification.

Ce que l'analyste cherche n'est pas la nature de votre contrat, c'est la continuité de vos revenus : enchaînement des contrats, ancienneté dans la branche, secteur d'activité. Cela se démontre avec des pièces. Deux leviers pèsent ensuite plus que tous les autres, un co-emprunteur en CDI et une garantie réelle.

Cette page fait partie du dossier regrouper ses crédits.

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Le CDD n'est pas un motif de refus : c'est un motif de vérification

Il n'existe pas, en droit français, de liste de contrats de travail autorisés à emprunter. Ce qui existe, c'est une obligation pesant sur le prêteur : évaluer votre solvabilité avant de conclure, à partir d'informations suffisantes. Le contrat de travail n'est qu'un élément de cette évaluation, et il n'a aucune valeur légale d'exclusion.

Pourquoi les enseignes réclament quand même un historique

Parce que le prêteur doit pouvoir montrer sur quoi il s'est fondé. Un CDI répond à la question en une ligne ; un CDD l'ouvre. L'analyste cherche donc ailleurs ce que le CDI lui aurait donné d'emblée : la preuve que vos revenus ont tenu et qu'ils tiendront.

Ce que le regroupement change, et ce qu'il ne change pas

Regrouper, c'est remplacer plusieurs échéances par une seule mensualité à la place de toutes, plus basse parce que la durée s'allonge. En contrat court, l'intérêt est double : la charge mensuelle baisse, et la disparition des petits crédits renouvelables supprime les lignes qui inquiètent le plus un analyste. L'opération ne crée toutefois pas de revenu et ne réécrit pas votre passé bancaire.

À savoir

Le repère des 35 % d'endettement assurance comprise vient de la décision n° D-HCSF-2021-7 du Haut Conseil de stabilité financière et vise le crédit immobilier. Sur un regroupement conso, c'est un repère de place, pas une règle opposable — beaucoup de pages le présentent comme un seuil légal, il ne l'est pas.

Reste à savoir ce que le mot « CDD » recouvre dans une grille d'analyse : six situations, qui ne se valent pas.

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Six contrats courts, six lectures différentes du même dossier

Les pages qui occupent cette recherche traitent « le CDD » comme un bloc. Entre un contrat long chez le même employeur hospitalier et un premier contrat saisonnier, l'analyse n'a pourtant rien de commun.

Ce que l'analyste lit, situation par situation
SituationCe qui est examinéLe point qui fait basculer
CDD long chez le même employeurLa durée déjà courue, la durée restante, la nature du posteUne attestation de l'employeur sur la suite envisagée
CDD à répétition, même secteurL'absence de trou entre les contrats, la constance du revenu annuelDes avis d'imposition montrant un revenu stable d'une année sur l'autre
Intérim avec anciennetéLa régularité des missions, l'agence, la brancheLe relevé de missions de l'agence, qui vaut historique continu
SaisonnierLe revenu annuel, pas le mensuel : il est concentré sur une partie de l'annéeLa reconduction d'une saison sur l'autre chez le même employeur
Contrat en cours de renouvellementLe dossier attend souvent la signatureUn écrit de l'employeur ; à défaut, mieux vaut attendre
Contractuel de la fonction publiqueL'employeur public, l'ancienneté de service, les renouvellements successifsLe préavis de renouvellement notifié par l'administration

Le cas le plus mal traité : le saisonnier

Un saisonnier n'a pas un revenu faible, il a un revenu concentré. L'erreur consiste à présenter des bulletins de haute saison : l'analyste les lira comme un revenu qui va s'effondrer. La bonne pièce est l'avis d'imposition, qui écrase la saisonnalité en un revenu annuel, complété de relevés montrant des mois creux sans incident.

Dans les six cas, la démonstration repose sur les mêmes pièces, réunies dans un ordre précis.

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Les pièces qui remplacent le CDI, et l'ordre dans lequel les réunir

Un contrat court ne se compense pas par des explications, il se compense par des documents. Voici ceux qui pèsent, du plus décisif au moins déterminant.

Ce qui démontre la continuité
  1. Vos derniers avis d'imposition. C'est la pièce la plus puissante d'un dossier en contrat court, et celle que l'on oublie le plus souvent de joindre spontanément. Elle lisse les mois creux, les primes de précarité et les changements d'employeur en un revenu annuel comparable d'une année sur l'autre.
  2. La suite de vos contrats de travail. Pas seulement celui en cours : la série. Ce que l'analyste y cherche, ce sont les dates — les fins, les débuts, et l'absence de trou entre eux.
  3. Une attestation de votre employeur. Depuis quand vous travaillez, sur quel poste, et ce qui est envisagé à l'échéance. Un employeur ne s'engage pas, mais un écrit daté et signé vaut mieux qu'une déclaration de votre part.
  4. Des relevés de compte récents. C'est là que se perdent les dossiers récupérables : rejets, découverts répétés, jeux d'argent. Un contrat court avec des comptes tenus passe devant un CDI avec des comptes agités.
  5. Votre relevé de missions, si vous êtes en intérim : l'agence le délivre, et il donne en une page ce que vingt contrats montreraient difficilement.

Pourquoi nous ne publions aucune durée de justificatifs

Vous lirez partout des durées précises : tant de mois de relevés, tant d'années de contrats enchaînés. Aucun établissement ne les publie ; elles circulent d'un éditeur à l'autre sans être rapportées à une enseigne ni datées. Demandez la liste à l'organisme que vous sollicitez. Le tronc commun figure sur la page qui détaille les pièces justificatives à fournir.

Une fois le dossier réuni, une contrainte de montage s'invite, et elle est propre au contrat court.

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La contrainte que personne ne mentionne : la durée du prêt suit celle du contrat

Toutes les pages relevées conseillent la même chose : allonger la durée pour baisser la mensualité. Une seule enseigne dit ce qui se passe en contrat court. FLOA Bank publie que le crédit accordé à un salarié en CDD s'étale sur la même période que la durée du contrat, très rarement au-delà (relevé le 6 septembre 2026). Le levier universellement recommandé est donc celui qui se referme.

Ce que cela implique concrètement

Si la durée est bornée, la seule variable qui reste est le capital regroupé. Un dossier en contrat court se construit donc à l'envers : on part de la mensualité soutenable et on en déduit le capital. C'est aussi pourquoi ajouter une trésorerie — « tant qu'à faire, autant financer la voiture » — fait tomber beaucoup de dossiers.

Le prix de la durée, en euros

Quand la durée est ouverte, elle coûte cher. Calcul EmpruntGo, sur 40 000 € au taux débiteur de 7,30 %, hors assurance et hors frais : 84 mois donnent 610 € par mois et 11 206 € d'intérêts ; 180 mois, 366 € mais 25 929 €. Gagner 244 € de mensualité coûte 14 723 € d'intérêts en plus — et en contrat court, cet arbitrage ne vous sera souvent même pas proposé.

Les durées et montants réellement publiés

Ils valent pour l'offre, jamais pour un statut : aucune enseigne ne publie de plafond réservé aux contrats courts. La Caisse d'Épargne annonce 1 000 à 75 000 € sur 4 à 120 mois ; My Money Bank, 20 000 à 150 000 € sur 60 à 180 mois (relevé le 6 septembre 2026).

Le plafond de l'usure, lui, s'impose au prêteur quelle que soit votre situation : pour les prêts de trésorerie inférieurs ou égaux à 75 000 €, 8,56 % au-delà de 6 000 € depuis le 1er juillet 2026 — un regroupement dépasse presque toujours ce montant. C'est un plafond, pas un tarif.

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Le co-emprunteur en CDI : le levier le plus efficace, et le plus mal expliqué

Cinq des pages relevées le recommandent ; aucune n'écrit ce qu'il engage. Un co-emprunteur n'est ni une caution morale ni un garant de dernier recours : c'est un emprunteur à part entière, dont le revenu porte le dossier au même titre que le vôtre.

Il répond de la totalité, pas de la moitié

C'est le point décisif, et il doit se dire avant la signature. Les co-emprunteurs sont solidairement tenus : en cas d'impayé, le prêteur réclame l'intégralité des échéances restantes à celui des deux qui est solvable, sans avoir à partager sa demande. Une séparation ne défait pas cet engagement, ni un divorce tant que le prêt n'est pas soldé ou repris par un seul.

L'effet réel sur la capacité

Ce qu'il apporte n'est pas seulement un revenu de plus : c'est un revenu d'une autre nature. Une ressource continue adossée à une ressource discontinue se lit mieux qu'une ressource discontinue plus élevée. D'où ce constat contre-intuitif : un co-emprunteur en CDI modestement rémunéré pèse souvent plus qu'une hausse de vos propres revenus.

Vigilance

Un dossier refusé ailleurs est une cible commerciale. « Sans justificatif de revenus » n'existe pas : le prêteur est légalement tenu d'évaluer votre solvabilité. Et aucun frais ne peut vous être réclamé avant le déblocage des fonds : l'article L.519-6 du code monétaire et financier interdit à toute personne apportant son concours à l'obtention d'un prêt, immatriculée ou non, de percevoir une somme au titre de frais d'étude, de recherche, de démarches, de constitution de dossier ou d'entremise avant le versement effectif des fonds prêtés.

Si aucun co-emprunteur n'est envisageable, une dernière catégorie de profils mérite un traitement à part, parce que les grilles la classent mal.

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Intérim et fonction publique contractuelle : deux profils que les grilles classent mal

Deux angles morts : dans un cas l'historique existe mais on ne sait pas où le chercher ; dans l'autre, la grille lit « CDD » là où l'emploi est plus stable qu'un CDI du privé.

L'intérim : le relevé de missions fait l'historique

Un intérimaire qui enchaîne les missions depuis des années dans la même branche présente un revenu plus lisible qu'un salarié en premier contrat court. Encore faut-il produire la bonne pièce : le relevé de missions délivré par l'agence. C'est ce document, et non la pile de contrats, qui démontre la continuité.

Des dispositifs sociaux dédiés existent : le Fastt « apporte des aides et services pour faciliter la vie des intérimaires » et son site comporte une rubrique consacrée au crédit (fastt.org, relevé le 6 septembre 2026). Ses conditions d'accès n'ayant pas pu être relevées, nous ne publions ni montant ni critère : renseignez-vous auprès de l'organisme ou de votre agence.

L'agent contractuel : une pièce que personne ne mentionne

Un site d'emploi public figure dans le top de cette recherche et pas une page ne traite le cas. Le contractuel est pourtant lu par la plupart des grilles comme un salarié en CDD, alors que son employeur ne fait pas faillite et que ses renouvellements sont encadrés. Un point joue en sa faveur et n'est cité nulle part : à l'approche du terme, l'administration doit notifier son intention de renouveler ou non, avec un préavis dont la longueur croît avec la durée déjà effectuée (service-public.gouv.fr, fiche F13117, relevé le 6 septembre 2026). Cet écrit daté, émanant de l'employeur, vaut démonstration de continuité là où un salarié du privé n'a rien d'équivalent.

Le titulaire, lui, relève d'un autre régime, détaillé dans les conditions faites aux agents publics. Un contractuel proche de la titularisation a intérêt à attendre : le changement de statut se voit immédiatement.

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Ce qu'il faut retenir, et ce qu'il ne faut pas croire

Deux idées circulent et méritent correction. « Aucune banque n'accepte les CDD » : faux, et personne ne peut le dire à votre place. « Il existe des organismes spécialisés CDD » : aucune enseigne relevée ne revendique de produit réservé aux contrats courts. Un cas fait toutefois passer le contrat au second plan : si un incident a été déclaré, l'inscription au FICP — 5 ans, jusqu'à 7 ans dans un plan de surendettement — vaut refus dans la quasi-totalité des cas.

Ce qu'il faut retenir

Le CDD n'est pas un motif légal de refus : il déplace la démonstration du contrat vers l'historique. Aucune enseigne relevée au 6 septembre 2026 ne publie d'ancienneté minimale ; les durées « de trois ans » que vous lirez ailleurs ne sont attribuées à personne. Ce qui est publié, en revanche, c'est que la durée du prêt suit souvent celle du contrat — d'où l'intérêt de raisonner en capital plutôt qu'en durée. Et quoi qu'on vous propose, aucun frais ne se paie avant le déblocage des fonds.

Les questions que vous nous posez

Peut-on faire un rachat de crédit en CDD ?

Oui. Aucun texte n'interdit de prêter à un salarié en contrat à durée déterminée, et aucune enseigne relevée ne fait du CDI une condition d'accès. Le prêteur est en revanche tenu d'évaluer votre solvabilité : c'est cette obligation, et non le type de contrat, qui explique l'exigence d'un historique de revenus.

Combien d'ancienneté faut-il pour un rachat de crédit en CDD ?

Aucune enseigne ne le publie. Les huit pages relevées le 6 septembre 2026 annoncent tour à tour « trois ans », « une certaine ancienneté » ou « plusieurs contrats sans interruption », sans jamais rapporter le chiffre à un établissement. Ce qui compte est l'absence de trou entre vos contrats et la constance de votre revenu annuel.

Un intérimaire peut-il regrouper ses crédits ?

Oui, et son dossier est souvent plus lisible qu'un premier contrat court, à condition de produire la bonne pièce : le relevé de missions de l'agence, qui récapitule périodes et heures travaillées. L'ancienneté dans la même agence pèse autant que le montant des revenus.

Le co-emprunteur en CDI garantit-il l'accord ?

Non, rien ne garantit un accord. Il change la lecture du dossier, parce qu'il apporte une ressource continue. Mais il faut savoir ce qu'il signe : les co-emprunteurs sont solidairement tenus, et le prêteur peut réclamer la totalité des échéances restantes à l'un des deux. Une séparation ne défait pas cet engagement.

Un contractuel de la fonction publique est-il traité comme un CDD ?

Dans la plupart des grilles, oui, alors que son emploi est souvent plus stable. Un atout lui est propre : l'administration doit lui notifier par écrit son intention de renouveler ou non, avec un préavis croissant selon la durée déjà effectuée (service-public.gouv.fr, fiche F13117, 6 septembre 2026). Ce document daté se joint au dossier.

Un saisonnier peut-il obtenir un regroupement ?

C'est possible, mais la démonstration est inverse de celle qu'on imagine. Ne mettez pas en avant les bulletins de haute saison : ils seront lus comme un revenu voué à chuter. Présentez vos avis d'imposition, qui donnent le revenu annuel, et des relevés montrant des mois creux passés sans incident.

Nos sources

  • Service-Public.fr — crédit à la consommation : les obligations de l'établissement prêteur — consulter la source
  • Code de la consommation — consulter la source
  • Banque de France — seuils de l'usure du 3e trimestre 2026, applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 2026 — consulter la source
  • Haut Conseil de stabilité financière — décision n° D-HCSF-2021-7 : 35 % d'endettement assurance comprise, 25 ans maximum, 20 % de dérogations — consulter la source