Rachat de crédit : une famille réunie dans le salon d'une maison lumineuse
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Rachat de crédit : 1 042 € de mensualités ramenés à 489 €, et ce que ça coûte

Réunir ses crédits en une seule mensualité : ce que l'opération change, ce qu'elle coûte, et à quelles conditions elle est accordée.

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8,56 %de TAEG maximum
au-delà de 6 000 € empruntés, T3 2026
180mois
la durée la plus longue publiée par un établissement
14jours
de rétractation en crédit à la consommation

Les six dossiers

1

Comprendre l'opération

Le mécanisme, les six étapes, et ce que la durée fait au coût total.

Comment ça marcheRachat de crédit consommationRachat de crédit immobilier
2

Votre situation

Propriétaire, locataire, agent public, indépendant : ce que chacun ouvre.

PropriétaireLocataireFonctionnaire
3

Vos crédits

Réserves d'argent, prêt perso, auto, travaux : ce qui se rachète.

Crédit renouvelablePrêt personnelCrédit travaux
4

Les organismes

Qui prête, qui cherche, qui ne fait que présenter — et comment vérifier.

Tous les organismesLes courtiersLe comparateur
5

Le taux et le coût

Les plafonds légaux du trimestre, et les frais que le taux ne montre pas.

Les taux du rachatLe meilleur tauxLe moins cher
6

Quand ça coince

Fichage, surendettement, réméré : ce qui reste possible, et à quel prix.

SurendettementFICP et interdit bancaireLa vente à réméré
Voyez ce que vos crédits donneraient une fois regroupésGratuit, sans engagement. Vous recevrez une étude et des offres par mail.
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Une famille souriante au milieu de ses cartons d'emménagement1
Le mécanisme

Un prêt qui en rembourse plusieurs

Un établissement rachète le capital qu'il vous reste à devoir, solde vos crédits auprès de chaque créancier, et vous consent un prêt unique sur une durée plus longue. Vous ne devez plus qu'une mensualité, à un seul interlocuteur, à une seule date.

Ce que l'opération achète, c'est du souffle mensuel ; ce qu'elle coûte, ce sont des intérêts supplémentaires. Sur 40 000 € au taux débiteur de 7,30 %, passer de sept à quinze ans fait gagner 244 € par mois et coûte 14 723 € d'intérêts en plus (calcul EmpruntGo, hors assurance et hors frais).

Une fête de famille dans le jardin d'un quartier résidentiel2
Les profils

Ce que votre situation ouvre, ou ferme

Il n'existe pas de profil type. Un propriétaire peut mettre une garantie hypothécaire dans la balance, ce qui allonge les durées accessibles — au prix d'au moins 0,76498 % du capital garanti en taxes, et du logement mis en jeu. Un locataire se juge sur ses revenus et son reste à vivre, en régime consommation.

Un agent public titulaire accède à des offres réservées au secteur public ; un contractuel n'est pas lu de la même façon. Un indépendant présente des bilans à la place de bulletins de salaire, et les dettes de son entreprise restent hors de l'opération : un regroupement de crédits aux particuliers ne les rachète pas.

Des maisons de village entourées de verdure3
Le marché

Ce que les enseignes publient vraiment

Nous avons relevé, le 6 septembre 2026, ce que chaque enseigne écrit sur ses propres pages — et rien d'autre. Une seule publie un exemple représentatif complet, avec taux débiteur, mensualité, TAEG et frais de dossier. Plusieurs annoncent un produit sans montant, sans durée et sans taux. Deux enseignes très citées ailleurs ne publient aucune offre de regroupement.

La conséquence est pratique : sur ce marché, presque rien n'est comparable avant d'avoir une proposition écrite. C'est pourquoi nos fiches écrivent « non publié » plutôt que d'inventer un chiffre, et pourquoi chaque relevé porte sa date.

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Ce que ça change, en euros

Une mensualité plus basse se paie en intérêts. Voici de combien, sur un même capital, au même taux, avec pour seule différence la durée.

40 000 € au taux débiteur de 7,30 %, hors assurance et hors frais — calcul EmpruntGo
DuréeMensualitéIntérêts payésÉcart avec 84 mois
84 mois (7 ans)610 €11 206 €
120 mois (10 ans)471 €16 477 €+ 5 271 €
144 mois (12 ans)418 €20 160 €+ 8 954 €
180 mois (15 ans)366 €25 929 €+ 14 723 €

Lu autrement : passer de sept à quinze ans fait gagner 244 € par mois et coûte 14 723 € d'intérêts en plus. Ce n'est ni bien ni mal — c'est le prix du souffle. La bonne question n'est pas « quelle est la durée la moins chère », c'est « quelle mensualité je tiens sans découvert », puis la durée la plus courte qui l'atteint.

Une exception, et elle est fréquente : quand les crédits repris sont des réserves d'argent payées au minimum, le capital ne baissait pas. On ne compare alors pas à un remboursement plus rapide, mais à une dette qui n'avait pas de terme.

Ce que les enseignes publient — et ce qu'elles ne publient pas

Nous avons relevé, le 6 septembre 2026, ce que chaque enseigne écrit sur ses propres pages. Rien d'autre : ni avis de notre part, ni conditions reprises chez un tiers. Quand une information n'est pas publiée, nous l'écrivons.

Relevé du 6 septembre 2026, sur les pages des enseignes
EnseigneCe qu'elle publie
Un établissement spécialisé60 à 180 mois, 20 000 à 150 000 €, TAEG annoncé de 6,84 % à 8 %. Exemple chiffré, sans taux débiteur ni frais de dossier.
Une banque mutualiste1 000 à 75 000 €, 4 à 120 mois, et le seul exemple représentatif complet du marché : 12 500 € sur 48 mois, taux débiteur 4,60 %, 285,61 € par mois, TAEG 5,23 %, 125 € de frais de dossier.
Une banque de réseauUn produit nommé, une exclusion écrite — les personnes inscrites au fichier des incidents — et ni montant, ni durée, ni TAEG.
Deux enseignes connuesAucune offre de regroupement publiée, malgré les pages qui affirment le contraire ailleurs sur le web.

La conséquence pratique tient en une phrase : sur ce marché, presque rien n'est comparable avant d'avoir une proposition écrite. C'est pour cela que les fiches de ce site disent « non publié » au lieu d'inventer un chiffre, et que chaque relevé porte sa date. Le détail enseigne par enseigne est dans le panorama des organismes.

Deux régimes, et le seuil qui fait basculer

C'est la distinction la plus structurante de l'opération, et celle que la plupart des sites passent sous silence.

Le même dossier, deux mondes
Régime consommationRégime immobilier
QuandLa part des prêts immobiliers repris reste minoritaire dans l'opérationElle devient majoritaire
Délai14 jours de rétractation10 jours de réflexion
GarantieRarement exigéeHypothèque ou caution, avec frais
Plafond de taux8,56 % au-delà de 6 000 € empruntés4,07 % à 5,29 % selon la durée, à taux fixe

Le seuil chiffré qui fait basculer d'un régime à l'autre est publié par un prêteur — 60 % de part immobilière — et encadré par la section du code de la consommation consacrée au regroupement de crédits. Retenez surtout que c'est une proportion, pas un montant : un dossier de 40 000 € majoritairement immobilier relève du régime immobilier, et un dossier de 200 000 € majoritairement conso reste en consommation. Les deux régimes sont traités page par page : le rachat de crédit à la consommation et le rachat de crédit immobilier.

Qui peut faire racheter ses crédits

Il n'y a pas de profil type. Il y a des situations que les analystes lisent différemment, et c'est ce qui décide.

Ce que votre situation change, concrètement
Votre situationCe qu'elle ouvre, ou ce qu'elle ferme
PropriétaireLa garantie hypothécaire devient possible : durées plus longues et montants plus élevés. Elle a un coût — au moins 0,76498 % du capital garanti en taxes — et elle met le logement en jeu.
LocataireRien à mettre en garantie : le dossier se juge sur les revenus et le reste à vivre, en régime consommation.
Agent publicTrois enseignes réservent leurs offres au secteur public. Encore faut-il être titulaire : contractuel et stagiaire sont lus autrement.
IndépendantLes bilans remplacent les bulletins de salaire, et les dettes de l'entreprise restent dehors : un regroupement de crédits ne les rachète pas.
Inscrit à un fichierAucun texte n'interdit de vous prêter, mais tout prêteur doit consulter le fichier avant d'accorder un crédit, et l'inscription vaut refus dans la quasi-totalité des cas.

Un dernier cas mérite d'être nommé, parce qu'il est celui où le regroupement n'est plus le bon outil : quand les mensualités ne sont déjà plus payées. Il existe alors une procédure gratuite devant la Banque de France, qui n'est pas un crédit et ne s'achète pas. Elle est décrite sur la page consacrée au surendettement.

Sur quoi un dossier se décide

Trois éléments, dans cet ordre. Le reste — le nom de l'enseigne, votre ancienneté bancaire, votre bonne foi — pèse beaucoup moins qu'on ne le croit.

Ce que l'analyste regarde
  1. Le taux d'endettement après opération. C'est la charge de crédit que votre budget absorbe une fois la nouvelle mensualité en place. La recommandation du Haut Conseil de stabilité financière — 35 % assurance comprise, 25 ans au maximum, avec 20 % de dérogations — vise le crédit immobilier et ne s'impose pas juridiquement à un regroupement de consommation, mais elle sert de repère à tout le marché.
  2. Le reste à vivre. Ce qu'il vous reste une fois la mensualité payée. Aucun barème n'est publié, et c'est pourtant l'élément qui fait basculer les dossiers limites.
  3. La garantie, s'il y en a une. Elle ne remplace pas les deux premiers critères : elle allonge ce qu'ils autorisent.

C'est aussi pourquoi une simulation n'est pas un accord : elle calcule une mensualité à partir de trois nombres, quand un accord se décide sur un budget entier. La méthode complète de calcul est sur la page simulation, et les pièces qui servent à le prouver sur la liste des justificatifs.

Les 5 pièges qui reviennent le plus

Ce qu'il faut vérifier avant de signer
  1. Aucune somme avant le déblocage des fonds. Toute personne qui apporte son concours à l'obtention d'un prêt — immatriculée ou non — ne peut percevoir aucune somme au titre de frais d'étude, de recherche, de démarches, de constitution de dossier ou d'entremise avant le versement effectif des fonds prêtés (article L.519-6 du code monétaire et financier). Ce n'est pas une pratique discutable : c'est une infraction.
  2. La réserve soldée n'est pas fermée. Un rachat rembourse votre crédit renouvelable ; il ne résilie pas le contrat. Le plafond redevient disponible, et six mois plus tard la situation peut être pire qu'avant. La résiliation se demande par écrit, contrat par contrat.
  3. Le taux affiché n'est pas le vôtre. Un « à partir de » n'engage personne. Le seul chiffre opposable est le TAEG de votre offre de prêt, et il n'existe qu'une fois le dossier étudié.
  4. L'assurance n'est pas obligatoire en consommation. Aucun texte ne l'impose. Si le prêteur l'exige, son coût entre dans le TAEG, donc dans le plafond légal : faites chiffrer l'offre avec et sans.
  5. Multiplier les demandes ne fait pas baisser les taux. Il n'existe pas de fichier des demandes de crédit en France, mais chaque demande laisse une trace chez l'établissement qui l'instruit — et huit dossiers déposés à la hâte sont huit dossiers incomplets.

Un dossier bien monté résiste très bien à quinze jours de réflexion. C'est le meilleur test qui soit.

Les questions que vous nous posez

Le rachat de crédit, c'est quoi exactement ?

Un établissement rachète le capital qu'il vous reste à rembourser sur vos crédits en cours, solde ces crédits directement auprès de vos créanciers, et vous consent un nouveau prêt unique. Vous ne payez plus qu'une mensualité, en général plus basse, sur une durée plus longue.

Est-ce que ça coûte plus cher ?

Oui, presque toujours, et il faut le dire : allonger la durée, c'est payer des intérêts plus longtemps. Ce que vous achetez, ce n'est pas une économie, c'est une mensualité que vous pouvez tenir.

Faut-il être propriétaire ?

Non. Un locataire peut faire regrouper ses crédits à la consommation. Être propriétaire ouvre en plus le montage hypothécaire, donc des durées plus longues et des montants plus élevés.

Combien de temps prend une opération ?

Aucune enseigne ne publie de délai d'instruction, et nous n'en inventons pas. Deux délais sont fixés par la loi et s'imposent à tous : 14 jours de rétractation en crédit à la consommation, 10 jours de réflexion en crédit immobilier.

Peut-on obtenir de la trésorerie en plus ?

Oui, c'est courant : une enveloppe de trésorerie s'ajoute au capital repris et se finance au même taux, sur la même durée. Elle augmente donc le capital emprunté, et le coût total avec lui.

Un refus quelque part vaut-il refus partout ?

Non. Les caisses régionales des réseaux mutualistes sont autonomes et chaque établissement a sa propre politique de risque. Un refus est une décision locale, pas une position de marché.

Comparez avant de décider, pas après avoir signéGratuit, sans engagement. Vous recevrez une étude et des offres par mail.
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Les trois guides