
Réunir ses crédits en une seule mensualité : ce que l'opération change, ce qu'elle coûte, et à quelles conditions elle est accordée.
Le mécanisme, les six étapes, et ce que la durée fait au coût total.
Comment ça marcheRachat de crédit consommationRachat de crédit immobilierPropriétaire, locataire, agent public, indépendant : ce que chacun ouvre.
PropriétaireLocataireFonctionnaireRéserves d'argent, prêt perso, auto, travaux : ce qui se rachète.
Crédit renouvelablePrêt personnelCrédit travauxQui prête, qui cherche, qui ne fait que présenter — et comment vérifier.
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Les taux du rachatLe meilleur tauxLe moins cherFichage, surendettement, réméré : ce qui reste possible, et à quel prix.
SurendettementFICP et interdit bancaireLa vente à réméré
1Un établissement rachète le capital qu'il vous reste à devoir, solde vos crédits auprès de chaque créancier, et vous consent un prêt unique sur une durée plus longue. Vous ne devez plus qu'une mensualité, à un seul interlocuteur, à une seule date.
Ce que l'opération achète, c'est du souffle mensuel ; ce qu'elle coûte, ce sont des intérêts supplémentaires. Sur 40 000 € au taux débiteur de 7,30 %, passer de sept à quinze ans fait gagner 244 € par mois et coûte 14 723 € d'intérêts en plus (calcul EmpruntGo, hors assurance et hors frais).
2Il n'existe pas de profil type. Un propriétaire peut mettre une garantie hypothécaire dans la balance, ce qui allonge les durées accessibles — au prix d'au moins 0,76498 % du capital garanti en taxes, et du logement mis en jeu. Un locataire se juge sur ses revenus et son reste à vivre, en régime consommation.
Un agent public titulaire accède à des offres réservées au secteur public ; un contractuel n'est pas lu de la même façon. Un indépendant présente des bilans à la place de bulletins de salaire, et les dettes de son entreprise restent hors de l'opération : un regroupement de crédits aux particuliers ne les rachète pas.
3Nous avons relevé, le 6 septembre 2026, ce que chaque enseigne écrit sur ses propres pages — et rien d'autre. Une seule publie un exemple représentatif complet, avec taux débiteur, mensualité, TAEG et frais de dossier. Plusieurs annoncent un produit sans montant, sans durée et sans taux. Deux enseignes très citées ailleurs ne publient aucune offre de regroupement.
La conséquence est pratique : sur ce marché, presque rien n'est comparable avant d'avoir une proposition écrite. C'est pourquoi nos fiches écrivent « non publié » plutôt que d'inventer un chiffre, et pourquoi chaque relevé porte sa date.
Une mensualité plus basse se paie en intérêts. Voici de combien, sur un même capital, au même taux, avec pour seule différence la durée.
| Durée | Mensualité | Intérêts payés | Écart avec 84 mois |
|---|---|---|---|
| 84 mois (7 ans) | 610 € | 11 206 € | — |
| 120 mois (10 ans) | 471 € | 16 477 € | + 5 271 € |
| 144 mois (12 ans) | 418 € | 20 160 € | + 8 954 € |
| 180 mois (15 ans) | 366 € | 25 929 € | + 14 723 € |
Lu autrement : passer de sept à quinze ans fait gagner 244 € par mois et coûte 14 723 € d'intérêts en plus. Ce n'est ni bien ni mal — c'est le prix du souffle. La bonne question n'est pas « quelle est la durée la moins chère », c'est « quelle mensualité je tiens sans découvert », puis la durée la plus courte qui l'atteint.
Une exception, et elle est fréquente : quand les crédits repris sont des réserves d'argent payées au minimum, le capital ne baissait pas. On ne compare alors pas à un remboursement plus rapide, mais à une dette qui n'avait pas de terme.
Nous avons relevé, le 6 septembre 2026, ce que chaque enseigne écrit sur ses propres pages. Rien d'autre : ni avis de notre part, ni conditions reprises chez un tiers. Quand une information n'est pas publiée, nous l'écrivons.
| Enseigne | Ce qu'elle publie |
|---|---|
| Un établissement spécialisé | 60 à 180 mois, 20 000 à 150 000 €, TAEG annoncé de 6,84 % à 8 %. Exemple chiffré, sans taux débiteur ni frais de dossier. |
| Une banque mutualiste | 1 000 à 75 000 €, 4 à 120 mois, et le seul exemple représentatif complet du marché : 12 500 € sur 48 mois, taux débiteur 4,60 %, 285,61 € par mois, TAEG 5,23 %, 125 € de frais de dossier. |
| Une banque de réseau | Un produit nommé, une exclusion écrite — les personnes inscrites au fichier des incidents — et ni montant, ni durée, ni TAEG. |
| Deux enseignes connues | Aucune offre de regroupement publiée, malgré les pages qui affirment le contraire ailleurs sur le web. |
La conséquence pratique tient en une phrase : sur ce marché, presque rien n'est comparable avant d'avoir une proposition écrite. C'est pour cela que les fiches de ce site disent « non publié » au lieu d'inventer un chiffre, et que chaque relevé porte sa date. Le détail enseigne par enseigne est dans le panorama des organismes.
C'est la distinction la plus structurante de l'opération, et celle que la plupart des sites passent sous silence.
| Régime consommation | Régime immobilier | |
|---|---|---|
| Quand | La part des prêts immobiliers repris reste minoritaire dans l'opération | Elle devient majoritaire |
| Délai | 14 jours de rétractation | 10 jours de réflexion |
| Garantie | Rarement exigée | Hypothèque ou caution, avec frais |
| Plafond de taux | 8,56 % au-delà de 6 000 € empruntés | 4,07 % à 5,29 % selon la durée, à taux fixe |
Le seuil chiffré qui fait basculer d'un régime à l'autre est publié par un prêteur — 60 % de part immobilière — et encadré par la section du code de la consommation consacrée au regroupement de crédits. Retenez surtout que c'est une proportion, pas un montant : un dossier de 40 000 € majoritairement immobilier relève du régime immobilier, et un dossier de 200 000 € majoritairement conso reste en consommation. Les deux régimes sont traités page par page : le rachat de crédit à la consommation et le rachat de crédit immobilier.
Il n'y a pas de profil type. Il y a des situations que les analystes lisent différemment, et c'est ce qui décide.
| Votre situation | Ce qu'elle ouvre, ou ce qu'elle ferme |
|---|---|
| Propriétaire | La garantie hypothécaire devient possible : durées plus longues et montants plus élevés. Elle a un coût — au moins 0,76498 % du capital garanti en taxes — et elle met le logement en jeu. |
| Locataire | Rien à mettre en garantie : le dossier se juge sur les revenus et le reste à vivre, en régime consommation. |
| Agent public | Trois enseignes réservent leurs offres au secteur public. Encore faut-il être titulaire : contractuel et stagiaire sont lus autrement. |
| Indépendant | Les bilans remplacent les bulletins de salaire, et les dettes de l'entreprise restent dehors : un regroupement de crédits ne les rachète pas. |
| Inscrit à un fichier | Aucun texte n'interdit de vous prêter, mais tout prêteur doit consulter le fichier avant d'accorder un crédit, et l'inscription vaut refus dans la quasi-totalité des cas. |
Un dernier cas mérite d'être nommé, parce qu'il est celui où le regroupement n'est plus le bon outil : quand les mensualités ne sont déjà plus payées. Il existe alors une procédure gratuite devant la Banque de France, qui n'est pas un crédit et ne s'achète pas. Elle est décrite sur la page consacrée au surendettement.
Trois éléments, dans cet ordre. Le reste — le nom de l'enseigne, votre ancienneté bancaire, votre bonne foi — pèse beaucoup moins qu'on ne le croit.
C'est aussi pourquoi une simulation n'est pas un accord : elle calcule une mensualité à partir de trois nombres, quand un accord se décide sur un budget entier. La méthode complète de calcul est sur la page simulation, et les pièces qui servent à le prouver sur la liste des justificatifs.
Un dossier bien monté résiste très bien à quinze jours de réflexion. C'est le meilleur test qui soit.
Un établissement rachète le capital qu'il vous reste à rembourser sur vos crédits en cours, solde ces crédits directement auprès de vos créanciers, et vous consent un nouveau prêt unique. Vous ne payez plus qu'une mensualité, en général plus basse, sur une durée plus longue.
Oui, presque toujours, et il faut le dire : allonger la durée, c'est payer des intérêts plus longtemps. Ce que vous achetez, ce n'est pas une économie, c'est une mensualité que vous pouvez tenir.
Non. Un locataire peut faire regrouper ses crédits à la consommation. Être propriétaire ouvre en plus le montage hypothécaire, donc des durées plus longues et des montants plus élevés.
Aucune enseigne ne publie de délai d'instruction, et nous n'en inventons pas. Deux délais sont fixés par la loi et s'imposent à tous : 14 jours de rétractation en crédit à la consommation, 10 jours de réflexion en crédit immobilier.
Oui, c'est courant : une enveloppe de trésorerie s'ajoute au capital repris et se finance au même taux, sur la même durée. Elle augmente donc le capital emprunté, et le coût total avec lui.
Non. Les caisses régionales des réseaux mutualistes sont autonomes et chaque établissement a sa propre politique de risque. Un refus est une décision locale, pas une position de marché.
Gratuit, sans engagement. Vous recevrez une étude et des offres par mail.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.