Rachat de crédit surendettement : un père et ses deux filles qui marchent au soleil couchant

Rachat de crédit et surendettement : les 3 issues avant le dépôt de dossier

Le regroupement de crédits est un prêt. La procédure de surendettement n'en est pas un. Tout part de là.

AE
Ayoub El Amrani — Fondateur du site. A dirigé EmpruntGo, société de financement aux particuliers, de 2016 à 2024.
Publié le 6 septembre 2026 · Mis à jour le 6 septembre 2026
Réponse courte

Quelle banque accepte les dossiers de surendettement ?

Aucune. Un regroupement de crédits est un nouveau prêt : il suppose que vous soyez encore finançable, donc que vous ne soyez ni inscrit au fichier des incidents de remboursement, ni engagé dans une procédure. Ce qui existe, ce sont des solutions avant le dépôt d'un dossier : renégocier directement avec vos créanciers, faire regrouper vos crédits tant que c'est encore possible, ou mobiliser un bien immobilier.

Si ces trois voies sont fermées, l'outil n'est plus le crédit. C'est la commission de surendettement de la Banque de France, dont la saisine est gratuite et ne passe par aucun intermédiaire.

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Regroupement de crédits et procédure de surendettement : deux choses qui n'ont rien à voir

Les deux mots circulent ensemble, et la confusion coûte du temps à des gens qui n'en ont plus beaucoup. Un regroupement de crédits est une opération de crédit : un établissement vous prête de quoi solder vos dettes, et vous lui devez ensuite une mensualité unique, plus longtemps. Une procédure de surendettement est une procédure administrative : vous ne recevez pas d'argent, personne ne vous prête rien, et une commission examine si vos dettes peuvent être rééchelonnées, gelées ou effacées.

Les deux voies, ligne par ligne
Le regroupement de créditsLa procédure de surendettement
NatureUn nouveau prêt, signé avec un établissement de créditUne procédure devant une commission départementale, présidée par le préfet
Qui décideLe prêteur, librementLa commission, puis le juge si nécessaire
Ce que ça coûteDes intérêts, des frais de dossier, une garantie éventuelleRien. Le dépôt et l'instruction sont gratuits
Condition d'accèsÊtre encore finançable : revenus stables, aucun fichage en coursÊtre de bonne foi et dans l'impossibilité manifeste de faire face à ses dettes non professionnelles
Effet sur vos dettesElles sont remplacées par une seule, plus longueElles peuvent être rééchelonnées, suspendues, réduites ou effacées
TraceAucune, si les échéances sont payéesUne inscription au FICP, jusqu'à 7 ans pour un plan

Pourquoi l'ordre compte

Ces deux voies ne sont pas deux options que l'on met côte à côte pour choisir la meilleure. Elles se succèdent : le regroupement se tente tant qu'il est encore possible, et la commission prend le relais quand il ne l'est plus. C'est pour cela que la question « quelle banque accepte un dossier de surendettement » n'a pas de réponse : le jour où le dossier est déposé, le crédit n'est plus l'outil. Ce n'est pas un échec, c'est un changement de procédure.

Reste à savoir où vous en êtes exactement. Les trois sections qui suivent servent à cela, dans l'ordre où les portes se ferment.

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Les trois issues à tenter avant de déposer un dossier

Elles se tentent dans cet ordre, parce que chacune coûte plus cher que la précédente. Aucune n'est acquise d'avance : ce sont des démarches, pas des solutions garanties.

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  1. Parler à vos créanciers, un par un. C'est gratuit, immédiat, et c'est la seule démarche qui ne laisse aucune trace. Un report d'échéance, un allongement de durée, une suspension temporaire : chaque contrat prévoit ce qui est possible. Attention à ne pas confondre deux choses : certains produits prévoient d'emblée cette souplesse — une enseigne relevée le 6 septembre 2026 annonce ainsi jusqu'à trois reports d'échéance par an comme caractéristique de son prêt personnel, offerte à la souscription, et non comme une concession arrachée sur un encours en difficulté. Sur un crédit déjà en cours, tout se négocie au cas par cas. Écrivez, gardez la trace, demandez une réponse écrite.
  2. Faire regrouper vos crédits. Tant que vous n'êtes pas fiché et que vos revenus sont réguliers, un établissement peut reprendre l'ensemble et rallonger la durée pour baisser la mensualité. C'est l'issue la plus courante, et c'est celle qui se ferme en premier. Comparez plusieurs propositions : les enseignes du marché et leurs barèmes ne se ressemblent pas, et l'écart entre deux offres se lit sur le coût total, pas sur la mensualité.
  3. Mobiliser un bien immobilier. Si vous êtes propriétaire, deux montages restent ouverts quand le regroupement classique ne passe plus : le regroupement adossé à une garantie sur le bien, et la vente avec faculté de rachat. Le second n'est pas un crédit — c'est le sujet de la section suivante.

Ce que chacune coûte

La première ne coûte rien d'autre que des intérêts supplémentaires sur la durée reportée. La deuxième coûte des intérêts, des frais de dossier et parfois une garantie — l'allongement de la durée est arithmétique : sur 40 000 € au taux débiteur de 7,30 %, hors assurance et hors frais, passer de 84 à 180 mensualités fait tomber la mensualité de 610 € à 366 €, mais fait monter les intérêts de 11 206 € à 25 929 € (calcul EmpruntGo). La troisième est la plus chère de toutes, et elle engage votre logement.

Autrement dit, plus on descend dans la liste, plus l'addition monte. C'est une raison de commencer par le haut, pas de renoncer au bas.

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Le moment où le regroupement n'est plus l'outil

Il y a un point de bascule, et il vaut mieux le reconnaître tôt. Trois signes le marquent, et ils ne se compensent pas entre eux.

Les trois signes

Un. Vous avez déjà des incidents de remboursement déclarés, donc une inscription en cours au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers. À ce stade, les établissements consultent le fichier avant toute décision, et un grand réseau mutualiste écrit explicitement, dans la documentation de son offre de regroupement relevée le 6 septembre 2026, que le produit est ouvert à toute personne majeure sauf inscrite au FICP. Le sujet est traité en détail sur la page consacrée au fichage et à l'interdiction bancaire, qui distingue les deux fichiers que tout le monde confond.

Deux. La mensualité que le regroupement produirait, même étalée sur la durée maximale, reste au-dessus de ce que votre budget peut payer. Un regroupement ne réduit pas la dette : il l'étale. Quand l'étalement maximal ne suffit plus, l'outil a atteint sa limite, et aucun établissement ne signera.

Trois. Vos dettes ne sont pas, ou plus, des dettes de crédit. Loyers en retard, impôts, charges de copropriété, pension alimentaire, dettes d'énergie : un regroupement rachète des crédits, pas des arriérés de charges. C'est précisément ce que la commission de surendettement sait traiter et qu'un prêteur ne sait pas traiter.

Le cas du propriétaire : deux montages, et une vraie mise en garde

Si vous détenez un bien, deux chemins restent théoriquement ouverts. Le premier est le regroupement garanti sur le bien : c'est un crédit, avec un taux plafonné et un tableau d'amortissement. Le second consiste à vendre avec faculté de rachat — le réméré du code civil : vous vendez réellement votre bien, vous continuez à l'occuper contre une indemnité, et vous disposez d'un délai contractuel, plafonné à cinq ans, pour le racheter. Ce n'est pas un crédit ; c'est une vente. Avant d'en discuter avec qui que ce soit, faites-en le chiffrage complet : une simulation de vente à réméré met en face la décote consentie, l'indemnité d'occupation et le prix de rachat, et l'addition surprend.

Vigilance

Dans un réméré, si le rachat n'a pas lieu dans le délai, la vente devient définitive. Vous ne perdez pas une garantie : vous perdez le bien. C'est la différence de nature avec une hypothèque, et elle doit être posée avant toute signature, pas après.

Reconnaître le point de bascule n'est pas renoncer. C'est cesser de payer des frais de dossier pour des demandes qui n'aboutiront pas, et aller vers la procédure qui, elle, est faite pour ça.

À ce stade, chercher le rachat de crédits le moins cher du marché ne change plus rien : le blocage porte sur la capacité, pas sur le prix.

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Ce que le dépôt d'un dossier à la Banque de France change

Le dépôt est gratuit, il se fait directement auprès de la Banque de France, et aucun intermédiaire n'a besoin d'exister entre vous et la commission. Personne n'a à vous faire payer pour cela.

Ce qui se passe une fois le dossier déposé

La commission examine la recevabilité de votre dossier. Si elle le déclare recevable, vous êtes inscrit au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, et cette inscription est consultable par tous les établissements de crédit. Concrètement, la porte du nouveau crédit se ferme pendant la durée de l'inscription. Ce n'est pas une sanction : c'est le mécanisme qui empêche qu'on vous prête davantage pendant qu'une procédure traite vos dettes.

Les durées d'inscription au FICP
MotifDuréeCe qui l'abrège
Incident de remboursement caractérisé5 ansLa régularisation de l'incident, qui entraîne la radiation anticipée
Plan ou mesures issus d'une procédure de surendettementJusqu'à 7 ansL'exécution du plan sans nouvel incident

Les mesures que la commission peut retenir

Elles vont du rééchelonnement des dettes à la suspension temporaire des paiements, jusqu'à l'effacement partiel ou total lorsque la situation est jugée irrémédiablement compromise. Ces mesures ne se choisissent pas : elles s'apprécient au vu du dossier, des ressources et des charges. Le point à retenir est qu'elles portent sur l'ensemble des dettes non professionnelles, y compris celles qu'aucun regroupement n'aurait pu reprendre.

Une procédure a donc un prix, payé en années d'accès au crédit, et une contrepartie que le crédit ne sait pas offrir. Les deux se pèsent avant de décider, pas après.

À côté du FICP, le fichage FCC et l'interdiction bancaire répondent à une autre cause, le chèque sans provision, avec une durée qui leur est propre.

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Après la procédure : la radiation, et ce qui redevient possible

Une inscription au fichier des incidents n'est pas définitive, et c'est la partie du sujet dont personne ne parle. Elle a une date de fin, et cette date peut être avancée.

Les deux façons d'en sortir

La première est l'écoulement du temps : cinq ans pour un incident de remboursement caractérisé, jusqu'à sept ans pour un plan issu d'une procédure de surendettement. La seconde est la régularisation : lorsque l'incident qui a déclenché l'inscription est réglé, l'établissement à l'origine du signalement demande la radiation, et celle-ci intervient avant le terme des cinq ans. C'est le créancier qui déclare la régularisation, pas vous — d'où l'intérêt d'obtenir de lui une confirmation écrite le jour où vous soldez.

À savoir

Vous pouvez consulter votre propre inscription gratuitement auprès de la Banque de France, sur présentation d'une pièce d'identité. C'est le premier geste à faire quand on ignore où l'on en est : beaucoup de gens se croient fichés sans l'être, et l'inverse arrive aussi.

Être fiché n'interdit pas tout

L'inscription empêche, en pratique, d'obtenir un nouveau crédit : les établissements consultent le fichier avant chaque décision. Elle n'entraîne en revanche ni la fermeture de votre compte, ni le retrait de vos moyens de paiement, et elle n'interdit pas le droit au compte. Confondre les deux est l'erreur la plus répandue sur le sujet, et elle fait renoncer des gens à des démarches qui leur restaient ouvertes.

Reconstruire un dossier finançable

Pendant et après la mesure
  1. Tenir le plan sans incident. C'est ce qui garantit la radiation au terme prévu ; un nouvel incident en cours de plan rallonge la sortie.
  2. Obtenir un écrit à chaque solde. Une dette réglée sans trace écrite est une radiation qui traîne.
  3. Vérifier sa situation avant de redemander quoi que ce soit. Une demande déposée alors que l'inscription court encore ne produit qu'un refus de plus.
  4. Reconstituer des relevés récents sans découvert ni rejet avant de déposer un dossier. C'est le premier élément lu par un analyste, et l'un des rares sur lesquels vous ayez la main.

La sortie du fichage ne rouvre pas seule la porte du crédit : elle la déverrouille. Ce qui décide ensuite, c'est la solidité du dossier — et c'est précisément la question de la section suivante.

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Faire le point

Endettement à 50 % : ce qu'aucune enseigne ne publie

C'est la question la plus posée sur ce sujet, et elle n'a pas de réponse chiffrée publique. Nous préférons le dire plutôt que d'avancer un seuil que personne ne publie.

Ce qui est publié, et ce qui ne l'est pas

Le seul repère chiffré officiel est la recommandation du Haut Conseil de stabilité financière : 35 % d'endettement assurance comprise, 25 ans au maximum, avec 20 % de dérogations laissées à la main des établissements. Elle vise le crédit immobilier, et elle ne s'impose pas juridiquement à un regroupement de crédits à la consommation. Elle sert malgré tout de repère à tout le marché.

Au-delà, plus rien n'est public. Nous avons relevé les conditions publiées par plusieurs grandes enseignes le 6 septembre 2026 : aucune ne publie de seuil d'endettement maximal, ni de barème de reste à vivre. Ce sont des règles internes, elles varient d'un établissement à l'autre, et un chiffre rond trouvé sur une page commerciale ne vient d'aucune source vérifiable. Un taux d'endettement de 50 % ne déclenche donc pas un refus automatique : il déclenche un examen au cas par cas, où le reste à vivre compte davantage que le pourcentage.

Ce qui pèse réellement dans l'analyse

À savoir

À taux d'endettement identique, deux dossiers ne se valent pas. Ce qui les sépare : la stabilité des revenus, le nombre de personnes à charge, le montant qui reste une fois toutes les charges payées, la présence ou non d'incidents sur les relevés récents, et l'existence d'un bien à mettre en garantie.

La conséquence pratique est simple : un refus chez une enseigne ne présage rien chez la suivante, tant que vous n'êtes pas fiché. Encore faut-il ne pas payer trois fois le même dossier pour l'apprendre, et savoir où trouver l'offre la moins chère avant de signer quoi que ce soit.

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Les pièges de ce marché, et le texte qui vous protège

Les dossiers difficiles attirent des offres qui ne le sont pas moins. Trois règles suffisent à écarter l'essentiel.

Vigilance

Aucune somme ne peut vous être demandée avant le versement effectif des fonds prêtés. C'est l'article L.519-6 du code monétaire et financier : toute personne qui apporte son concours à l'obtention d'un prêt, immatriculée ou non, ne peut percevoir aucune somme au titre de frais d'étude, de recherche, de démarches, de constitution de dossier ou d'entremise avant le déblocage. Frais d'étude, frais de dossier réglés d'avance, « caution de bonne foi » : tout cela est illégal avant le déblocage des fonds. Une assurance imposée relève, elle, d'un autre reproche — la vente liée, régie par le code de la consommation. Une demande de ce type met fin à la discussion.

Les promesses qui doivent faire arrêter le dossier

Trois phrases qui doivent vous faire raccrocher
  1. « Accord garanti, même fiché ». Un accord ne se garantit pas : il se décide après examen. Une garantie d'accord avant instruction est un argument de vente, pas un engagement.
  2. « Défichage express ». La radiation d'une inscription s'obtient par la régularisation de l'incident ou par l'exécution du plan, auprès de la Banque de France, et elle est gratuite. Personne ne la vend.
  3. « Versez les frais, le déblocage suit ». Voir ci-dessus : c'est exactement ce que la loi interdit.

Deux vérifications gratuites

Avant de confier un dossier à qui que ce soit, vérifiez que l'intermédiaire est bien immatriculé au registre unique des intermédiaires, et demandez par écrit sa catégorie : courtier, mandataire exclusif, mandataire non exclusif ou mandataire d'intermédiaire. Ces quatre catégories sont définies par l'autorité de contrôle, et elles ne donnent pas les mêmes marges de manœuvre : un mandataire exclusif ne travaille que pour un prêteur, ce qui limite mécaniquement le nombre d'offres qu'il peut vous présenter.

Ce qu'il faut retenir

Tant que vous n'êtes pas fiché, le regroupement se tente — dans l'ordre, et sans jamais rien payer d'avance. Une fois la commission saisie, ce n'est plus le sujet : la procédure est gratuite, elle traite toutes vos dettes, et elle se mène sans intermédiaire.

Les questions que vous nous posez

Quelle banque accepte les dossiers de surendettement ?

Aucun texte n'interdit de prêter à une personne inscrite, mais tout prêteur doit consulter le fichier avant d'accorder un crédit, et l'inscription vaut refus dans la quasi-totalité des cas. Un regroupement de crédits est un nouveau prêt : il suppose que vous soyez encore finançable. Les solutions se cherchent avant le dépôt, pas après.

Peut-on faire un rachat de crédit avec un taux d'endettement de 50 % ?

Il n'existe aucun seuil public. Le seul repère chiffré officiel, 35 % assurance comprise, vient du Haut Conseil de stabilité financière et vise le crédit immobilier. Aucune des enseignes relevées le 6 septembre 2026 ne publie de seuil maximal ni de barème de reste à vivre : l'examen se fait au cas par cas.

Combien de temps dure l'inscription au FICP ?

Cinq ans pour un incident de remboursement caractérisé, et jusqu'à sept ans dans le cadre d'un plan issu d'une procédure de surendettement (code de la consommation, articles L.751-1 à L.752-2). La régularisation de l'incident permet une radiation anticipée avant le terme des cinq ans.

Le dépôt d'un dossier de surendettement coûte-t-il quelque chose ?

Non. Le dépôt et l'instruction sont gratuits et se font directement auprès de la Banque de France. Aucun intermédiaire n'est nécessaire, et l'article L.519-6 du code monétaire et financier interdit à toute personne qui apporte son concours à l'obtention d'un prêt, immatriculée ou non, de percevoir des frais d'étude, de recherche, de démarches, de constitution de dossier ou d'entremise avant le versement effectif des fonds prêtés.

Quelle différence entre un rachat de crédit et un plan de surendettement ?

Le rachat est un crédit : un établissement vous prête pour solder vos dettes, et vous le remboursez plus longtemps. Le plan est une mesure administrative : personne ne vous prête rien, vos dettes sont rééchelonnées, suspendues ou réduites, et l'ensemble de vos dettes non professionnelles est pris en compte.

Que faire si mes dettes ne sont pas des crédits ?

Un regroupement ne rachète que des dettes de crédit. Loyers, impôts, charges de copropriété, énergie, pension alimentaire : ces arriérés restent dehors. C'est un signe que l'outil n'est plus le crédit, et que la commission de surendettement est la voie adaptée, puisqu'elle traite l'ensemble des dettes non professionnelles.

Nos sources

  • Code de la consommation, articles L.752-1 à L.752-3 — inscription et radiation au FICP : 5 ans pour un incident, jusqu'à 7 ans pour un plan de surendettement — consulter la source
  • Code de la consommation, articles L.751-1 à L.751-6 — objet du fichier national des incidents de remboursement — consulter la source
  • Haut Conseil de stabilité financière — décision n° D-HCSF-2021-7 : 35 % d'endettement assurance comprise, 25 ans maximum, 20 % de dérogations — consulter la source
  • ACPR — les 4 catégories d'intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement — consulter la source