Rachat de crédit qui accepte facilement : une fête de famille dans le jardin d'un quartier résidentiel
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Rachat de crédit : qui est accepté, à quelles conditions, et ce que 8 enseignes publient

Six critères sont examinés, six statuts professionnels passent, trois situations arrêtent le dossier, et huit enseignes ont été relevées le 6 septembre 2026.

AE
Ayoub El Amrani — Fondateur du site. A dirigé EmpruntGo, société de financement aux particuliers, de 2016 à 2024.
Publié le 6 septembre 2026 · Mis à jour le 6 septembre 2026
Réponse courte

Qui peut obtenir un rachat de crédit, et à quelles conditions ?

Six critères décident : votre taux d'effort une fois l'opération faite, ce qui vous reste pour vivre, votre statut d'habitation, l'ancienneté de vos revenus, votre présence dans un fichier de la Banque de France, et votre âge à la dernière échéance.

Six statuts passent ces critères : le CDI, la fonction publique, la retraite, l'activité indépendante, le CDD et l'intérim. Trois situations bloquent : une inscription au FICP non régularisée, une procédure de surendettement ouverte, et un taux d'effort qui reste trop élevé après l'opération. Aucune des huit enseignes relevées ne publie sa grille d'acceptation.

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Les six critères examinés, dans l'ordre où un analyste ouvre votre dossier

Vous êtes aide-soignante, vous gagnez 2 250 € net par mois avec les nuits, vous louez un T3 à 640 € et trois crédits à la consommation vous prennent ensemble 475 € par mois. Vous déposez une demande un lundi. Le mardi, un analyste ouvre votre dossier et vérifie six points, toujours les mêmes, toujours dans le même ordre. EmpruntGo a ouvert les 6 et 7 septembre 2026 les pages de conditions du premier écran et celles de huit enseignes : le socle examiné est identique partout, les chiffres publiés divergent, et le sixième critère n'est expliqué nulle part.

Trois ratios qui bougent, trois constats qui ne bougent pas

Les trois premiers critères sont des ratios, donc ils changent avec la durée, avec la garantie ou avec le nombre de signataires. Les trois derniers sont des constats : ils changent avec le temps, ou avec une démarche que vous faites vous-même. Cette distinction commande tout ce que vous pouvez encore corriger avant de déposer, et tout ce qu'il est inutile d'espérer en changeant d'enseigne.

Les six critères et votre marge de manœuvre sur chacun
CritèreCe qui est mesuréMarge de manœuvre
Taux d'effort après opérationVos charges de logement et de crédit une fois le regroupement en place, divisées par vos revenus nets réguliersForte : la durée, un co-emprunteur, un petit crédit soldé avant le dépôt
Ce qui reste pour vivreLe solde une fois toutes les charges payées, pondéré par la composition du foyerMoyenne. Aucune enseigne relevée ne publie de barème
Statut d'habitationPropriétaire, accédant ou locataire, et la garantie mobilisableFaible, mais elle ouvre ou ferme des enseignes entières
Ancienneté et régularité des revenusLa moyenne sur plusieurs mois ou plusieurs exercices, plus que la nature du contratNulle dans l'immédiat
Fichage Banque de FranceUne inscription au FICP ou au fichier central des chèques, consultée avant toute décisionNulle tant que l'incident n'est pas régularisé
Âge à la dernière échéanceVotre âge le mois du dernier remboursement, et l'assurance qui va avecMoyenne : raccourcir la durée baisse l'âge de sortie

Dans votre cas, cinq de ces six points sont connus avant même de simuler. Le premier, lui, se calcule, et pas sur votre situation d'aujourd'hui.

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Le taux d'effort examiné est celui d'après l'opération, pas celui d'aujourd'hui

Prenez un couple avec 3 200 € net à deux et 720 € de loyer. Quatre crédits courent en parallèle : une voiture à 289 €, des travaux à 212 €, un prêt personnel à 178 € et une réserve d'argent à 145 €, soit 824 € par mois à quatre dates différentes. Additionnez : 1 544 € de charges pour 3 200 € de revenus, donc un taux d'effort de 48,25 %. Toutes les pages de conditions du premier écran annoncent un refus à ce niveau, puisqu'elles publient un plafond compris entre le tiers des revenus et 40 %. Ce couple obtient pourtant un accord, parce que le ratio calculé par l'analyste est celui d'après.

Le même dossier, une fois l'opération faite

Il reste 34 000 € de capital sur les quatre crédits. Regroupés sur 144 mois au taux débiteur de 7,30 %, hors assurance et hors frais, ils donnent une échéance unique de 355 € par mois, pour 17 136 € d'intérêts (calcul EmpruntGo, hypothèses annoncées). Reprenez l'addition : 355 € plus 720 € de loyer, sur 3 200 € de revenus. Le taux d'effort tombe à 33,6 %, sans que le revenu ait bougé d'un euro. Concrètement, reconstituez votre budget d'après avant de déposer : la future échéance unique, vos charges de logement, et les crédits que vous ne faites pas reprendre.

33 %, 35 %, 40 % : d'où viennent ces seuils, et ce que chacun vaut

Le tiers des revenus est un usage de place. Ce chiffre ne figure dans aucune loi, aucun règlement ne l'impose, et un établissement reste libre de l'appliquer ou de s'en écarter. Les 35 % assurance comprise viennent d'une décision du Haut Conseil de stabilité financière, qui fixe aussi 25 ans de durée maximale et laisse 20 % de dérogations à la main des banques. Ce cadre porte sur l'octroi de crédit immobilier, donc il n'est pas opposable à un regroupement de crédits à la consommation. Les 40 %, et les 45 à 50 % qu'un comparateur présente comme un plafond assoupli pour un propriétaire, ne sont rattachés à aucune source par ceux qui les publient.

Le seul plafond réellement opposable porte sur le prix du crédit

Il encadre le TAEG que le prêteur a le droit de vous facturer. Au troisième trimestre 2026, un prêt de trésorerie de 75 000 € ou moins ne peut pas dépasser 23,53 % jusqu'à 3 000 €, 15,67 % de 3 000 à 6 000 €, et 8,56 % au-delà de 6 000 €. Sur un prêt immobilier de plus de 75 000 € à taux fixe, les seuils sont de 4,07 % sur moins de 10 ans, 4,57 % de 10 à moins de 20 ans, et 5,29 % à partir de 20 ans. Ces seuils de l'usure sont publiés chaque trimestre par la Banque de France.

Cette mécanique explique une bonne part des refus. Un regroupement de plus de 6 000 € est plafonné à 8,56 % de TAEG au troisième trimestre 2026. Un prêteur qui estime votre risque plus cher que ce plafond n'a pas la place de le facturer, donc il refuse, ou il allonge la durée. Rapproché de ce plafond, le TAEG de 7,97 % publié par My Money Bank dans son exemple représentatif montre la marge qui reste.

Une fois ce ratio d'après estimé, votre statut professionnel commande les pièces que l'on va vous demander pour le prouver.

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Six statuts professionnels passent : ce que chacun doit prouver en plus

Un seul des éditeurs relevés traite les statuts un par un. Les autres écrivent « stabilité professionnelle » et passent à la suite. En pratique, les pièces demandées changent d'un statut à l'autre, et le point de friction aussi.

CDI : l'instruction va vite, l'accord reste à gagner

Vous êtes en CDI depuis six ans dans la même entreprise. Vos bulletins de salaire suffisent, le dossier avance vite, et l'analyste n'a rien à reconstituer. Une période d'essai en cours change la lecture, parce que le contrat n'est pas encore consolidé à ses yeux. En revanche, un CDI ne compense pas un ratio d'après trop élevé, et il ne compense jamais une inscription au FICP.

Fonction publique : des offres réservées, pas un droit

Vous êtes adjoint technique territorial titulaire depuis neuf ans. Votre revenu est jugé très stable, et certaines offres vous sont réservées. La Société Générale distribue par exemple un prêt porté par la Banque Française Mutualiste, de 1 500 à 75 000 € sur 6 à 96 mois, avec des frais de dossier de 1 % plafonnés à 120 €, ouvert aux agents publics, à leurs conjoints, aux élèves des écoles du service public, aux agents RATP et aux sociétaires des mutuelles partenaires même non fonctionnaires (relevé du 6 septembre 2026). Le statut ouvre donc une porte de plus, sans vous dispenser des six critères.

Retraite : le sujet réel est l'âge de sortie, donc l'assurance

Vous avez 68 ans, 1 640 € de pension mensuelle, et un crédit auto qui court encore trois ans. Votre pension est un revenu régulier, souvent mieux vue qu'un salaire variable. Le point de friction porte sur la durée accordée, parce qu'elle fixe votre âge à la dernière échéance. Les fourchettes publiées par le premier écran vont de 75 à 95 ans selon l'éditeur, et aucune d'elles n'est rattachée à un texte. Le mécanisme réel tient à l'assurance emprunteur : la loi du 28 février 2022 supprime le questionnaire de santé lorsque la part assurée reste sous 200 000 € par assuré et que le remboursement s'achève avant vos 60 ans. Au-delà, le questionnaire revient, et l'âge pèse sur le coût de la couverture, donc sur la durée acceptée.

Activité indépendante : on lit des exercices, pas des bulletins

Vous êtes plombier à votre compte depuis cinq ans, avec des exercices en dents de scie. Les pièces demandées sont vos avis d'imposition et vos bilans, et l'analyste raisonne sur la moyenne des derniers exercices plutôt que sur le dernier. Si vous relevez du régime micro, précisez dès le dépôt que votre revenu déclaré est un chiffre d'affaires diminué d'un abattement forfaitaire : 71 % en vente de marchandises, 50 % en prestations BIC, 34 % en BNC. Sans cette précision, votre capacité de remboursement est mécaniquement sous-estimée.

CDD : la continuité compte plus que le contrat en cours

Vous enchaînez des CDD dans la même collectivité depuis trois ans. Ce qui est examiné est la continuité de vos revenus sur la période, prouvée par vos contrats successifs et vos avis d'imposition. Un contrat court isolé ferme la plupart des portes ; une série documentée en ouvre une partie. Joignez le renouvellement en cours ou la promesse d'embauche quand vous en avez un, parce qu'ils prolongent la série sur le papier.

Intérim : l'agence et le rythme des missions font le dossier

Vous travaillez en intérim dans la logistique depuis quatre ans, par la même agence. Réunissez vos relevés de missions, vos bulletins et vos avis d'imposition : ce sont eux qui établissent votre moyenne annuelle. Une ancienneté chez le même employeur utilisateur, ou dans la même agence, pèse davantage qu'un mois isolé bien payé. Une période creuse au milieu de la série ne condamne rien, à condition que la moyenne tienne.

Votre statut fixe donc les pièces à réunir. Le nombre de personnes qui signent, lui, change directement le calcul.

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Seul, en couple, avec un co-emprunteur : ce que le nombre de signataires change

Les pages de conditions du premier écran répondent à cette question en une ligne, sans dire ce qui change dans le calcul. Le nombre de signataires agit pourtant sur le dénominateur du ratio, sur le montant qui doit rester pour vivre, et sur l'étendue de l'engagement signé.

Une personne seule : le ratio n'est plus le sujet principal

Vous vivez seule avec 1 480 € net par mois, vous louez un studio à 520 €, et deux crédits vous prennent 410 €. Vos charges atteignent 930 €, soit 62,8 % de vos revenus. Il reste 19 000 € de capital, regroupés sur 96 mois au taux débiteur de 7,30 %, hors assurance et hors frais : 262 € par mois et 6 141 € d'intérêts (calcul EmpruntGo, hypothèses annoncées). Vos charges retombent à 782 €, donc à 52,8 %.

Poussez à 120 mois : l'échéance descend à 224 €, le ratio à 50,3 %, et les intérêts montent à 7 827 €. Le ratio a gagné douze points et il reste au-dessus de tous les plafonds annoncés par le premier écran. Le blocage réel se lit ailleurs. Une fois le loyer et l'échéance payés, il vous reste 698 € pour vivre dans la formule à 96 mois, et 736 € dans celle à 120 mois. Aucune enseigne relevée ne publie de barème sur ce point, donc cette page n'en publie aucun. Ce qui est certain, c'est que ce calcul est fait, et qu'un dossier de personne seule est arbitré dessus plus souvent que sur son taux d'effort. Les leviers propres à ces revenus sont détaillés par le rachat avec un petit salaire, poste par poste. Et lorsque le logement ne coûte rien parce qu'un proche héberge, le rachat de crédit quand on est logé à titre gratuit chiffre ce que cette absence de charge change au calcul.

Un couple : deux revenus, et deux jeux de charges

À deux, le dénominateur du ratio augmente, et le montant qui doit rester pour vivre est apprécié pour le foyer entier. En pratique, un couple dont un seul membre a des revenus stables est instruit sur la moyenne des deux, ce qui lisse une situation professionnelle irrégulière. Attention à la symétrie : les charges du conjoint entrent aussi dans le calcul, y compris une pension alimentaire versée ou un crédit que vous choisissez de ne pas faire reprendre.

Ajouter un co-emprunteur : l'effet est réel, l'engagement aussi

Un co-emprunteur qui n'habite pas avec vous, un parent par exemple, ajoute ses revenus au calcul. C'est le levier le plus efficace après la durée, parce qu'il agit sur le ratio sans coûter un euro d'intérêts supplémentaire.

Attention à ce que cette signature engage. Un co-emprunteur n'est pas une caution morale. Il signe le même contrat que vous et doit la totalité de la dette, pas la moitié. En cas d'impayé, le prêteur peut se retourner vers lui pour l'intégralité des sommes dues, et un incident caractérisé sera déclaré à la Banque de France à son nom comme au vôtre. Cette inscription dure jusqu'à cinq ans pour un incident de remboursement, et jusqu'à sept ans pour les mesures issues d'une procédure de surendettement.

Reste le cas des dossiers qui s'arrêtent avant même l'étude du ratio.

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Les trois situations qui bloquent, et la sortie de chacune

Trois situations arrêtent un dossier avant toute discussion sur la durée ou sur le taux. Chacune a une sortie, et changer d'enseigne n'en est jamais une : le fait qui bloque se lit de la même façon partout.

Blocage 1 : une inscription au FICP non régularisée

Un prélèvement de 168 € est rejeté trois mois de suite, votre prêteur déclare l'incident, et vous voilà inscrite au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers. La formulation exacte du droit compte ici : aucun texte n'interdit de prêter à une personne inscrite, mais tout prêteur doit consulter le fichier avant d'accorder un crédit, et l'inscription vaut refus dans la quasi-totalité des cas. Le Crédit Agricole l'écrit dans les conditions publiées de son prêt regroupé, ouvert à toute personne majeure sauf inscrite au FICP (relevé du 6 septembre 2026).

Le code de la consommation, à ses articles L.751-1 à L.752-2, fixe cinq ans pour un incident caractérisé et jusqu'à sept ans pour les mesures issues d'une procédure de surendettement. Ce sont des durées maximales : la radiation intervient avant le terme dès que l'incident est régularisé, à la demande de l'établissement déclarant, et de lui seul. Si votre difficulté porte sur un chèque sans provision, la logique est la même : l'interdiction bancaire prend fin dès la régularisation de l'incident. Une durée maximale existe, que nous ne publions pas faute de relevé daté.

La vérification gratuite que le premier écran ne signale pas

Vous pouvez demander à la Banque de France la consultation de vos propres inscriptions, sur présentation d'une pièce d'identité. Ce droit d'accès est gratuit, et il porte aussi bien sur le fichier des incidents de crédit que sur le fichier central des chèques. Faites-le avant de déposer quoi que ce soit : vous saurez le motif, la date et le nom de l'établissement déclarant, donc à qui écrire pour obtenir la radiation une fois l'incident réglé. Une inscription maintenue à tort se conteste, d'abord auprès de cet établissement.

Vigilance

Cette démarche ne se vend pas, et aucun « défichage » ne s'achète. Toute personne qui apporte son concours à l'obtention d'un prêt, qu'elle soit immatriculée ou non, ne peut percevoir aucune somme au titre de frais d'étude, de recherche, de démarches, de constitution de dossier ou d'entremise avant le versement effectif des fonds prêtés (article L.519-6 du code monétaire et financier). Une demande de frais payables d'avance est un motif d'arrêt, pas de négociation.

Blocage 2 : une procédure de surendettement ouverte

Vous avez déposé un dossier auprès de la commission de surendettement il y a six semaines. Tant que la procédure court, un regroupement n'a pas de place : votre passif est traité par une autre voie, et les mesures qui en sortiront s'imposeront à vos créanciers. Un point est souvent mal compris : la suspension des poursuites découle de la décision de recevabilité, pas du dépôt, donc entre les deux un créancier peut encore poursuivre (code de la consommation, article L.722-2). Cette voie est gratuite et elle ne se vend pas. Si votre difficulté est ponctuelle et porte sur une échéance identifiée, une autre voie gratuite existe en amont : le juge peut, dans la limite de deux ans, reporter ou échelonner le paiement d'une dette (code civil, article 1343-5).

Blocage 3 : un taux d'effort qui reste hors des clous après l'opération

Vous avez 52 ans, 2 900 € net, vous êtes propriétaire, il vous reste 96 000 € de prêt immobilier à 780 € par mois, et 61 000 € de crédits à la consommation à côté. Regroupez les seuls crédits conso sur 180 mois au taux débiteur de 7,30 %, hors assurance et hors frais : l'échéance ressort à 559 € (calcul EmpruntGo, hypothèses annoncées). Ajoutez les 780 € du prêt immobilier : 1 339 € de charges pour 2 900 € de revenus, soit 46,2 %. Le dossier reste au-dessus, même étiré au maximum.

La sortie passe alors par la garantie, donc par l'hypothèque, et un seuil entre en jeu que les pages de conditions du premier écran ignorent. Si vous faites reprendre le prêt immobilier avec le reste, la part immobilière atteint 96 000 € sur 157 000 €, soit 61,1 % du montant total financé. L'opération sort alors du champ du regroupement de crédits à la consommation, puisque cette part doit rester inférieure à 60 % du montant total financé, seuil tel que le publie un prêteur et que l'encadre la section du code de la consommation consacrée au regroupement de crédits. La proportion fait changer de régime, pas le montant, et le régime commande les taux, les délais et les frais.

Ces trois blocages écartés, reste à savoir à qui vous adressez votre demande.

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Ce que huit enseignes publient de leurs conditions, relevé du 6 septembre 2026

Vous cherchez un nom, celui de l'organisme le plus souple. Nous avons ouvert les pages de huit enseignes, une par une, pour relever ce que chacune publie de ses conditions de regroupement. La colonne « non publié » est la plus instructive : elle dit ce que vous ne saurez pas avant d'avoir déposé.

Ce qui est publié, ce qui ne l'est pas
EnseignePubliéNon publié
Caisse d'Épargne1 000 à 75 000 €, 4 à 120 mois, crédits à la consommation uniquement ; exemple représentatif complet : 12 500 € sur 48 mois, taux débiteur fixe 4,60 %, mensualité 285,61 €, TAEG fixe 5,23 %, frais de dossier 125 €Le seuil d'endettement retenu ; les conditions varient selon la Caisse régionale
My Money Bank20 000 à 150 000 €, 60 à 180 mois, TAEG fixe annoncé de 6,84 % à 8 % ; exemple publié : 51 000 € sur 144 mois, 532,67 €/mois, TAEG 7,97 %, coût total 76 703,45 €Les critères d'octroi
Crédit AgricoleProduit « Prêt Regroupé » : tous types de crédits, taux fixe, durée « personnalisée », assurance facultative, 14 jours de rétractation, ouvert à toute personne majeure sauf inscrite au FICPMontants, durée maximale, TAEG, exemple représentatif
Banque Populaire120 mois maximum ; offre Régén'Air « proposée par BPCE Financement », part de crédit immobilier inférieure à 60 % du montant total financéMontants, TAEG, garanties, profils, exemple représentatif
Société GénéraleCrédit Compact : à partir de 1 500 €, 1 à 7 ans, taux fixe, remboursement anticipé sans frais, jusqu'à 3 reports d'échéance par an. Prêt BFM Perspective, porté par la Banque Française Mutualiste : 1 500 à 75 000 €, 6 à 96 mois, frais de dossier 1 % plafonnés à 120 €, réservé aux agents publics et assimilésPlafond, TAEG et frais de dossier du Crédit Compact
GroupamaPrêts personnels et affectés ; le prêteur est Franfinance, les caisses régionales interviennent comme intermédiaires exclusifsAucune offre de regroupement publiée
AXA BanquePrêts affectés, trésorerie sous 5 000 €, réserve d'argent, crédit immobilierAucune offre de regroupement publiée
Crédit Municipal de ParisPrêt sur gage, microcrédit, accompagnement budgétaireAucune offre de regroupement publiée

Pourquoi aucun organisme ne peut être nommé comme celui qui accepte facilement

Un établissement de crédit n'a aucune obligation de publier ses critères d'octroi, et aucune des huit enseignes relevées ne le fait. Ce qui est publié relève de la caractéristique de produit : un montant minimum, une durée maximale, parfois un exemple représentatif. Le seuil au-delà duquel un dossier part au refus reste interne, et il varie même d'une caisse régionale à l'autre chez deux des enseignes relevées. Les pages qui classent les organismes du plus souple au plus strict classent donc une information qu'elles n'ont pas lue, et elles se contredisent entre elles : un comparateur du premier écran écrit que les conditions sont les mêmes partout, un courtier du même écran publie quatre plafonds bancaires différents.

Trois enseignements de ce relevé

D'abord, parmi les banques de réseau relevées, la Caisse d'Épargne est la seule à publier un exemple représentatif complet. Chez les autres, vous connaîtrez le coût une fois l'offre en main. My Money Bank, établissement spécialisé, en publie un également, et son TAEG de 7,97 % situe le marché sous le plafond de l'usure.

Ensuite, une seule enseigne écrit un motif d'exclusion : le Crédit Agricole, qui réserve son prêt regroupé à toute personne majeure sauf inscrite au FICP. Le silence des sept autres ne vaut pas acceptation, il vaut absence de publication.

Enfin, trois des huit ne publient aucune offre de regroupement. Y chercher un dossier « facile » revient à frapper à une porte qui n'existe pas, et cela explique une partie des refus incompris. Le Crédit Foncier, souvent cité dans les listes d'organismes, ne commercialise plus de prêts depuis février 2019, après l'annonce faite par le groupe BPCE en juin 2018, selon la presse spécialisée.

Reste la question que ce relevé ne tranche pas : combien coûte un accord obtenu en étirant la durée.

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Ce que coûte un accord « facile » : le prix de la durée, en euros

Un dossier qui ne passe pas en l'état passe presque toujours en allongeant la durée. La mensualité baisse, le taux d'effort rentre dans les clous, le dossier devient acceptable. La mention légale sur l'allongement et la majoration du coût total figure sur toutes les pages du premier écran, jamais convertie en euros. La voici, à capital et à taux constants.

Calcul EmpruntGo : 40 000 € au taux débiteur de 7,30 %, hors assurance et hors frais
DuréeMensualitéIntérêts payés
84 mois610 €11 206 €
120 mois471 €16 477 €
144 mois418 €20 160 €
180 mois366 €25 929 €

Lisez la dernière ligne comme une décision, pas comme une offre. Par rapport à 84 mois, vous gagnez 244 € de mensualité et vous payez 14 723 € d'intérêts en plus. C'est exactement ce que vous achetez en cherchant l'organisme qui « accepte facilement » : le dossier passe parce que la durée a absorbé le problème, et la facture arrive à la fin.

Les quatre leviers, classés par effet réel

Allonger la durée reste le levier le plus puissant, et le plus cher. Ajouter un co-emprunteur agit sur le même ratio sans coûter un euro d'intérêts supplémentaire, en engageant cette personne sur la totalité de la dette. Apporter une garantie ouvre d'autres établissements, avec des frais à chiffrer avant de s'engager. Enfin, solder avant le dépôt un petit crédit dont la mensualité est disproportionnée au capital restant est le levier le moins cité, et souvent le plus rentable : il retire une ligne de charge entière pour un décaissement modeste.

Ce qu'il faut retenir

Votre éligibilité se mesure sur six critères, et le premier se calcule sur votre budget d'après l'opération. Six statuts passent, chacun avec ses pièces. Trois situations bloquent : un FICP non régularisé, une procédure de surendettement ouverte, et un taux d'effort qui reste trop élevé même étiré au maximum. Aucune des huit enseignes relevées ne publie sa grille, donc aucun classement par souplesse ne tient debout.

Avant d'arbitrer, faire une simulation sur deux ou trois durées prend quelques minutes et montre en euros ce que l'allongement fait payer. Vérifiez ensuite vos inscriptions à la Banque de France, reconstituez votre budget d'après, puis déposez une seule demande, complète : elle laisse une trace propre et obtient une réponse instruite.

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Les questions que vous nous posez

Quels organismes acceptent facilement le rachat de crédit ?

Aucun ne le publie. Sur les huit enseignes relevées le 6 septembre 2026, la plupart taisent leurs montants, leur durée maximale et leur TAEG, et trois ne publient aucune offre de regroupement. Un classement du plus souple au plus strict repose donc sur une information que son auteur n'a pas lue. Les critères, eux, se mesurent avant de déposer.

Quelles sont les conditions pour faire un rachat de crédit ?

Six critères sont examinés : le taux d'effort une fois l'opération faite, ce qui reste pour vivre, le statut d'habitation, l'ancienneté des revenus, l'absence d'inscription dans un fichier de la Banque de France, et l'âge à la dernière échéance. Les trois premiers bougent avec la durée et la garantie ; les trois autres se constatent.

Peut-on obtenir un rachat de crédit en étant inscrit au FICP ?

Aucun texte n'interdit de prêter à une personne inscrite, mais tout prêteur doit consulter le fichier avant d'accorder un crédit, et l'inscription vaut refus dans la quasi-totalité des cas. Le Crédit Agricole écrit que son prêt regroupé est ouvert à toute personne majeure sauf inscrite au FICP. La sortie passe par la régularisation, puis par la radiation demandée par l'établissement déclarant.

Quel taux d'endettement faut-il pour être accepté ?

Aucun seuil légal ne s'impose à un regroupement de crédits à la consommation. Le 33 % qui circule vient d'un usage de place. Le 35 % assurance comprise, avec 25 ans de durée maximale et 20 % de dérogations, vient d'une recommandation du Haut Conseil de stabilité financière qui vise le crédit immobilier. Le ratio examiné est celui d'après l'opération.

Est-il possible pour une personne seule de faire un rachat de crédit ?

Oui, et le point d'arbitrage se déplace. Avec un revenu unique, allonger la durée fait baisser le taux d'effort mais laisse le montant disponible pour vivre à peu près au même niveau. C'est ce montant qui tranche le plus souvent, et aucune enseigne relevée n'en publie de barème.

Peut-on obtenir un rachat de crédit en CDD ou en intérim ?

Oui, à condition de documenter la continuité. Ce qui est examiné est la moyenne de vos revenus sur plusieurs années, prouvée par vos contrats successifs, vos relevés de missions et vos avis d'imposition. Un contrat court isolé ferme la plupart des portes ; une série continue et documentée en ouvre une partie.

Nos sources

  • Haut Conseil de stabilité financière — décision n° D-HCSF-2021-7 : 35 % d'endettement assurance comprise, 25 ans maximum, 20 % de dérogations — consulter la source
  • Banque de France — seuils de l'usure du 3e trimestre 2026, applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 2026 — consulter la source
  • Code de la consommation, articles L.752-1 à L.752-3 — inscription et radiation au FICP : 5 ans pour un incident, jusqu'à 7 ans pour un plan de surendettement — consulter la source
  • Code de la consommation — section « Regroupements de crédits », articles L.314-10 à L.314-14 — consulter la source

Toutes les pages de ce dossier

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