Prêt hypothécaire : une fête de famille dans le jardin d'un quartier résidentiel
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Prêt hypothécaire : le seul taux opposable est un plafond, et personne ne le publie

Cinq éditeurs, cinq quotités différentes, aucun plafond de taux cité. EmpruntGo a relevé le 6 septembre 2026 ce que publie le top 10, et remis en face les seuils qui s'imposent à tous.

AE
Ayoub El Amrani — Fondateur du site. A dirigé EmpruntGo, société de financement aux particuliers, de 2016 à 2024.
Publié le 6 septembre 2026 · Mis à jour le 6 septembre 2026
Réponse courte

Quel est le taux d'un prêt hypothécaire ?

Aucun taux de marché n'est publié par une source officielle pour ce produit. Ce qui existe, et qui s'impose à tout prêteur, c'est un plafond trimestriel. Au 3e trimestre 2026, un prêt de plus de 75 000 € à taux fixe ne peut pas dépasser 4,07 % de TAEG sur moins de dix ans, 4,57 % de dix à vingt ans et 5,29 % à partir de vingt ans.

Une trésorerie de 75 000 € ou moins relève d'une autre grille, plafonnée à 8,56 %. Les fourchettes affichées par le marché, de 3,5 % à 7 %, ne sont sourcées nulle part.

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Le bien reste à vous, mais il répond de la dette

Un prêt hypothécaire est un prêt garanti par une inscription prise sur un bien immobilier que vous possédez déjà. Vous en restez propriétaire, vous continuez à l'habiter ou à le louer, et vous pouvez même le vendre — à condition de solder le prêt au moment de la vente. Ce que la garantie donne au prêteur, c'est un droit de poursuite sur ce bien précis si les échéances cessent d'être payées, avant les autres créanciers.

C'est la différence de fond avec un prêt personnel : le prêteur ne regarde plus seulement vos revenus, il regarde aussi ce qu'il pourra récupérer. Cela ouvre des dossiers que la seule analyse de revenus ferme, et cela ferme la discussion sur le risque : le risque a changé de nature, il n'a pas disparu.

Les quatre usages qui reviennent, et ce qu'ils changent au montage

Ce que finance un prêt hypothécaire, et l'exigence propre à chaque cas
Ce que vous financezCe que le prêteur regarde en premier
De la trésorerie sans affectationLa valeur du bien et ce qui reste dû dessus. L'usage des fonds n'a pas à être justifié, mais le montant, lui, dépend de cette valeur.
Le solde d'une indivision après séparation ou successionLe montant de la part à racheter et la valeur retenue pour le bien : les deux figurent dans l'acte notarié.
Le regroupement de crédits en coursLe poids de la part immobilière dans le total financé, qui décide du régime applicable à l'opération.
Un achat avant la revente d'un autre bienLa liquidité du bien à vendre. C'est le seul cas où la garantie est temporaire par construction.

Sortir d'une indivision : le cas le plus fréquent, et le plus mal nommé

Une séparation ou une succession laisse un bien à plusieurs. Celui qui le conserve doit racheter la part des autres : c'est le rachat de soulte, et il se finance très souvent par une inscription hypothécaire sur le bien lui-même, puisque l'opération ne crée aucun achat au sens fiscal. Le montant à réunir est immédiat, la valeur du bien est déjà connue, et le nouvel emprunteur est déjà sur le titre de propriété. Ce sont trois conditions rarement réunies ailleurs, et c'est pour cela que ce montage aboutit plus souvent que les autres.

Le risque, écrit sans détour

Vigilance

Une inscription hypothécaire donne au prêteur le droit de faire vendre le bien pour se payer, après mise en demeure et par une procédure judiciaire. Ce n'est pas une formalité de dossier : c'est la contrepartie du montant obtenu. Le seul moment où l'on décide réellement d'assumer ce risque, c'est avant de signer — pas quand la première échéance devient difficile.

Reste à savoir combien un bien permet réellement d'emprunter. C'est là que les chiffres publiés par le marché cessent de se recouper.

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Cinq éditeurs, cinq quotités, et deux assiettes qu'aucun ne distingue

La question que tout le monde pose est : « combien puis-je emprunter sur ma maison ? » Les pages qui occupent la première page de Google y répondent toutes, et jamais pareil. Relevé le 6 septembre 2026 sur les pages des éditeurs eux-mêmes.

Ce que chaque éditeur du top 10 annonce, relevé le 6 septembre 2026
ÉditeurQuotité annoncéeAssiette précisée ?
Courtier généraliste (page P1)50 à 80 %, et « jusqu'à 110 % avec certains partenaires »Non
Comparateur national70 à 80 %Non
Courtier spécialisé seniors60 à 80 %, exemple chiffré à 70 %Non
Spécialiste hypothécaire« jusqu'à 70 % »Non
Courtier hypothécaire60 %Oui : « de la valeur nette »

Un seul éditeur sur cinq écrit sur quoi le pourcentage s'applique

C'est le vrai problème, et il n'est pas décoratif. Une quotité s'applique soit à la valeur du bien, soit à sa valeur nette, c'est-à-dire la valeur diminuée du capital qui reste dû sur les prêts déjà inscrits dessus. Les deux calculs portent le même pourcentage et ne donnent pas le même chiffre.

Calcul EmpruntGo, hypothèses annoncées : un bien estimé 300 000 €, sur lequel il reste 120 000 € à rembourser. Une quotité de 70 % appliquée à la valeur du bien donne 210 000 €. La même quotité de 70 % appliquée à la valeur nette, soit 180 000 €, donne 126 000 €. 84 000 € d'écart, avec le même pourcentage affiché. Une quotité annoncée sans son assiette ne vous apprend donc rien.

La question à poser, en une phrase

« Votre pourcentage s'applique à la valeur d'expertise du bien ou à sa valeur nette après capital restant dû ? » Cette phrase, posée avant tout dossier, vaut mieux qu'une comparaison de trois taux. Elle détermine aussi qui paie l'expertise, et sur quelle valeur : un bien évalué par le prêteur ne l'est pas au prix que vous espérez en tirer à la vente.

Prêt hypothécaire ou rachat : deux opérations qu'on confond

Emprunter sur un bien libre de toute inscription et reprendre des crédits déjà en cours en les adossant au bien ne sont pas la même opération, même si la garantie est identique. Le premier ajoute une dette, le second en remplace plusieurs par une seule ; ce que recouvre exactement un rachat de crédit hypothécaire, ses conditions et son coût de garantie, relève d'un autre calcul, appuyé sur le capital restant dû et non sur la valeur du bien. Un prêteur qui vous répond sur l'une quand vous l'interrogez sur l'autre ne répond pas à votre question.

Une fois le montant cadré, il reste le prix. Et c'est le poste sur lequel le marché est le plus bavard, et le moins sourcé.

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Le seul taux opposable est un plafond, et personne ne le publie

Sur les pages ouvertes le 6 septembre 2026, les taux annoncés vont de 3,5 % à 7 %. Aucun n'est sourcé. Aucun éditeur du top 10 ne mentionne le seuil de l'usure, alors que c'est le seul taux qui s'impose juridiquement à tout prêteur, et le seul qui soit publié par une institution.

Seuils de l'usure du 3e trimestre 2026, applicables aux contrats conclus depuis le 1er juillet 2026
Catégorie de prêtTAEG maximum
Prêt de plus de 75 000 € à taux fixe, moins de 10 ans4,07 %
Prêt de plus de 75 000 € à taux fixe, de 10 à moins de 20 ans4,57 %
Prêt de plus de 75 000 € à taux fixe, 20 ans et plus5,29 %
Prêt de plus de 75 000 € à taux variable5,28 %
Prêt relais6,39 %
Trésorerie jusqu'à 75 000 €, au-delà de 6 000 € empruntés8,56 %
Trésorerie de 3 000 à 6 000 €15,67 %
Trésorerie jusqu'à 3 000 €23,53 %

Ce que cette grille invalide immédiatement

Deux annonces relevées dans le top 10 ne résistent pas à cette lecture. Un courtier spécialisé publie une fourchette de « 4 % à 7 % » et un autre éditeur range les « profils complexes » au-delà de 5 %. Or le TAEG comprend, en plus des intérêts, les frais de dossier, les frais de garantie obligatoires et la commission d'intermédiation : il est donc toujours supérieur au taux débiteur. Un taux débiteur de 7 % sur un prêt de plus de 75 000 € à taux fixe conduit mécaniquement au-dessus du plafond de 5,29 %, et une telle offre ne peut pas exister. La fourchette annoncée décrit donc autre chose que ce que le lecteur croit lire — probablement des opérations de montants plus faibles, relevant de la grille de trésorerie.

Deux grilles, et le montant décide de laquelle on parle

La Banque de France ne publie pas un seuil unique par produit commercial : elle publie des catégories. Les prêts de trésorerie jusqu'à 75 000 € relèvent d'une grille, les prêts de plus de 75 000 € d'une autre, et l'écart entre les deux est considérable : 8,56 % d'un côté, 5,29 % de l'autre. Demander 70 000 € ou 80 000 € sur le même bien ne place donc pas l'opération sous le même plafond. C'est une information que le marché ne donne jamais, et qui pèse plus lourd qu'une négociation de dix points de base.

Le taux ne dit rien sans la durée

Un plafond n'est pas un tarif : il ne dit pas ce que l'opération coûtera. Calcul EmpruntGo, sur 150 000 € empruntés au taux débiteur de 5,29 %, hors assurance et hors frais : 1 409 € par mois sur 144 mois, pour 52 933 € d'intérêts ; 1 014 € par mois sur 240 mois, pour 93 389 € d'intérêts. La mensualité baisse de 395 €, le coût monte de 40 456 €. Aucune comparaison fondée sur la seule mensualité ne voit cet écart.

Reste le poste que personne ne conteste, et que peu de pages calculent : ce que coûte l'inscription elle-même.

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Le coût de la garantie : deux taxes calculables à l'euro près

Le marché annonce « 1,5 % » ou « environ 2 % » du montant emprunté. Ces pourcentages agrègent quatre postes de nature différente, dont deux sont fixés par l'État et se calculent exactement, et deux qui varient. Les séparer est le seul moyen de savoir ce qui se négocie et ce qui ne se négocie pas. Le choix lui-même — caution ou hypothèque — se compare poste par poste, et la réponse n'est pas la même selon que vous revendez dans cinq ans ou que vous menez le prêt à son terme.

Les deux postes barémés par l'État, calculés sur le capital garanti
Capital garantiTaxe de publicité foncière (0,71498 %)Contribution de sécurité immobilière (0,05 %)Total des deux taxes
100 000 €714,98 €50,00 €764,98 €
150 000 €1 072,47 €75,00 €1 147,47 €
200 000 €1 429,96 €100,00 €1 529,96 €

Ce que ce tableau apprend, et ce qu'il ne contient volontairement pas

Le premier enseignement est arithmétique : ces deux taxes représentent ensemble 0,765 % du capital garanti, quel que soit le montant. Elles sont proportionnelles, sans tranche ni dégressivité. La taxe de publicité foncière est fixée par l'article 663 du code général des impôts, la contribution de sécurité immobilière rémunère le service de la publicité foncière. Ni l'une ni l'autre ne se négocie, ni avec le prêteur, ni avec le notaire.

Le second enseignement porte sur l'assiette. Ces taxes portent sur le capital garanti, pas sur le prix du bien ni sur vos revenus. Le capital garanti est souvent supérieur au capital emprunté, parce que l'inscription couvre aussi les accessoires de la créance. Un éditeur qui annonce un pourcentage sans dire sur quoi il l'applique commet ici exactement la même faute que sur la quotité.

Le troisième est une abstention. Les émoluments du notaire sont barémés eux aussi, par tranches, mais nous n'avons pas relevé ce barème à une date certaine : nous ne publions donc aucun chiffre pour ce poste, plutôt qu'un ordre de grandeur repris ailleurs. Le détail poste par poste, l'assiette exacte et le calcul complet des frais d'hypothèque tiennent dans une page à part, parce que ce calcul décide souvent de l'intérêt même de l'opération.

Les deux postes qui varient réellement

Sur les quatre postes de la garantie, seuls deux bougent : les émoluments du notaire, barémés mais fonction du capital garanti, et les débours — état hypothécaire, copies, formalités. L'expertise du bien, quand le prêteur l'exige, s'ajoute encore et n'entre pas dans les frais de garantie. Demandez toujours qui la commande et qui la paie.

Ces frais sont payés à l'entrée. Il en existe d'autres à la sortie, et ce sont eux que les pages du marché traitent le plus mal.

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Sortir du prêt : deux régimes d'indemnité, et deux textes différents

La sortie la plus fréquente d'un prêt hypothécaire n'est pas l'arrivée au terme : c'est la vente du bien, ou un remboursement par anticipation quand la situation s'est rétablie. Aucune des pages ouvertes le 6 septembre 2026 ne dit quel texte s'applique alors, ni quelle indemnité le prêteur peut réclamer. Un des éditeurs range même explicitement ce point parmi ceux qu'il ne traite pas.

L'indemnité de remboursement anticipé selon le régime du prêt
Régime immobilierRégime consommation
Plafond de l'indemnité3 % du capital restant dû, ou 6 mois d'intérêts sur le capital remboursé — le plus faible des deux1 % du capital remboursé, ramené à 0,5 % s'il reste moins d'un an
ExonérationAucune exonération générale liée au montantAucune indemnité si le total remboursé par anticipation sur douze mois ne dépasse pas 10 000 €
Texte applicableCode de la consommation, art. R.313-25Code de la consommation, art. D.312-1 pour les plafonds, art. L.312-34 pour l'exonération

Le calcul, sur un dossier ordinaire

Calcul EmpruntGo, hypothèses annoncées : 150 000 € de capital restant dû, taux débiteur de 5,29 %, régime immobilier. La règle des 3 % donne 4 500 €. Six mois d'intérêts donnent 3 967,50 €. Le prêteur ne peut réclamer que le plus faible des deux, soit 3 967,50 €. Sur 60 000 € de capital restant dû aux mêmes conditions, l'écart se resserre : 1 800 € contre 1 587 €, et c'est encore la seconde valeur qui s'applique.

La conséquence pratique est simple : plus le taux est bas, plus la règle des six mois d'intérêts est avantageuse pour vous, puisqu'elle dépend du taux quand la règle des 3 % n'en dépend pas. Un prêteur qui facture systématiquement 3 % applique une clause illicite, et le chiffre se vérifie en deux lignes.

L'inscription ne s'efface pas toute seule le jour du solde

Rembourser ne radie pas l'inscription. Tant qu'elle figure au fichier immobilier, le bien reste grevé aux yeux d'un acquéreur ou d'un nouveau prêteur. La radiation anticipée passe par un acte notarié et coûte des émoluments à part : c'est la mainlevée d'hypothèque, et son tarif est un émolument barémé, pas un pourcentage du capital — contrairement à ce que laisse croire une bonne partie des pages du marché. Vendre son bien impose cette formalité ; aller au terme du prêt sans vendre ne l'impose pas toujours.

Reste un poste que le marché oublie plus souvent encore, et qui concerne directement le profil visé par ce produit.

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L'assurance emprunteur : le texte de 2022 ne protège pas le profil visé

Le prêt hypothécaire s'adresse en priorité à des propriétaires installés, souvent d'âge mûr : l'un des éditeurs du top 10 construit son exemple chiffré sur un emprunteur de 68 ans. Aucune des pages ouvertes ne cite la loi qui régit l'assurance de ces prêts, et l'une d'elles n'évoque pas l'assurance du tout. C'est pourtant le poste qui décide de l'accord, plus souvent que le taux.

Ce que la loi du 28 février 2022 a ouvert, et pour qui

Deux droits en sont issus. Le premier est la résiliation du contrat d'assurance emprunteur à tout moment, sans attendre une date anniversaire, pour souscrire ailleurs à garanties équivalentes. Le second est la suppression du questionnaire de santé, mais elle est encadrée par deux conditions cumulatives : la part assurée ne doit pas dépasser 200 000 € par assuré, et le remboursement doit s'achever avant le soixantième anniversaire de l'emprunteur.

Qui bénéficie réellement de la suppression du questionnaire de santé
SituationQuestionnaire de santéPourquoi
Emprunteur de 42 ans, 120 000 € assurés, prêt sur 15 ansNon exigibleFin du remboursement à 57 ans, et part assurée sous 200 000 €
Emprunteur de 50 ans, 150 000 € assurés, prêt sur 20 ansExigibleLe remboursement s'achève à 70 ans, au-delà de la limite
Emprunteur de 68 ans, quelle que soit la duréeExigibleLa condition d'âge ne peut plus être remplie
Couple, 380 000 € assurés à parts égalesNon exigible sur ce critèreLe plafond s'apprécie par assuré : 190 000 € chacun

La lecture qui manque partout

La suppression du questionnaire a été présentée comme une avancée générale. Sur ce produit précis, elle ne couvre presque jamais le profil qui l'utilise. Le lecteur de plus de 55 ans qui hypothèque son bien remplira un questionnaire, et c'est son état de santé, pas son taux, qui décidera du coût de son opération. L'anticiper change la préparation du dossier : on interroge plusieurs assureurs avant le prêteur, pas après.

Le second réflexe découle du premier droit : une assurance signée avec le prêteur peut être résiliée à tout moment pour un contrat équivalent moins cher, sans que le prêt soit remis en cause.

Ce produit n'est cependant pas le seul moyen de tirer de l'argent d'un bien que l'on possède, et c'est la comparaison que le top 10 ne fait jamais.

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Prêt hypothécaire, regroupement, réméré : la comparaison absente du top 10

Un propriétaire qui a besoin de liquidités a plusieurs portes devant lui. Les neuf pages relevées décrivent chacune la leur. Aucune ne les met en regard, alors que c'est exactement le choix que le lecteur doit faire.

Quatre opérations sur le même bien, et ce qui les sépare
OpérationVous restez propriétaire ?Ce qui la borne
Prêt hypothécaireOuiLa valeur du bien et le plafond d'usure de la catégorie. Une nouvelle dette s'ajoute aux précédentes.
Regroupement avec garantie hypothécaireOuiLa part de crédit immobilier dans le total financé : au-delà d'un certain seuil, l'opération change de régime. Un prêteur publie ce seuil à 60 %.
Vente à réméréNon : le bien est vendu, avec faculté de rachatUne durée maximale de cinq ans, fixée par l'article 1660 du code civil. Au-delà, la faculté de rachat est éteinte.
Vente pure et simpleNonLe marché et le délai de vente. C'est la seule option qui ne crée aucune échéance.

Le seuil de 60 %, et ce qu'il déclenche

Quand une opération reprend à la fois des crédits à la consommation et une part de crédit immobilier, la proportion entre les deux décide du régime applicable. Le seuil de 60 % de part immobilière dans le montant total financé est publié par un prêteur, et la section du code de la consommation consacrée au regroupement de crédits encadre cette mécanique. Ce n'est pas le montant qui fait basculer l'opération, c'est la proportion. Et le régime décide de tout le reste : le plafond d'usure applicable, le délai imposé avant acceptation, le régime d'indemnité en cas de remboursement anticipé.

Les délais ne sont pas les mêmes non plus

En régime consommation, vous disposez de quatorze jours pour vous rétracter après acceptation. En régime immobilier, c'est un mécanisme différent : dix jours de réflexion avant de pouvoir accepter l'offre, pendant lesquels aucune acceptation n'est valable. L'un se compte après la signature, l'autre avant : c'est une confusion courante, et elle coûte du temps à qui organise sa vente ou son déménagement autour de la date de déblocage.

Un repère d'endettement qui ne s'applique pas à tout

La règle des 35 % d'endettement, assurance comprise, avec une durée de vingt-cinq ans au maximum et une marge de dérogation de 20 % des dossiers, est fixée par le Haut Conseil de stabilité financière. Cette décision vise le crédit immobilier : elle ne régit pas, en tant que telle, un prêt de trésorerie relevant du régime de la consommation. Les prêteurs appliquent malgré tout des règles internes proches, qu'aucun ne publie. Le chiffre de 35 % est donc un repère de préparation, pas une norme opposable à toutes les opérations.

Ce qu'il faut retenir

Trois questions règlent le sujet avant tout rendez-vous : sur quelle assiette porte la quotité annoncée, sous quel plafond d'usure tombe le montant demandé, et quelle indemnité s'appliquera si vous soldez par anticipation. Une proposition qui ne répond pas aux trois n'est pas comparable à une autre.

La méthode, en quatre lignes

Ce qu'il faut exiger de chaque proposition
  1. Le TAEG, et la catégorie d'usure dans laquelle l'opération tombe. Sans cette catégorie, vous ne savez pas à quel plafond la comparer.
  2. Le capital garanti, distinct du capital emprunté : c'est lui qui porte les deux taxes de 0,71498 % et 0,05 %.
  3. Le coût total en euros, sur la durée effectivement retenue pour votre dossier, jamais sur la durée maximale du produit.
  4. Le régime d'indemnité de remboursement anticipé, avec l'article cité dans l'offre. Il décide de ce que coûtera la sortie.

Ces quatre lignes tiennent sur une feuille et se remplissent en une demi-heure par proposition. C'est moins long que le premier rendez-vous auquel on se rend sans elles, et cela suffit à départager deux offres qui affichent la même mensualité.

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Les questions que vous nous posez

Qu'est-ce qu'un prêt hypothécaire ?

C'est un prêt garanti par une inscription prise sur un bien immobilier que vous possédez déjà. Vous restez propriétaire, vous continuez à l'occuper ou à le louer, et vous pouvez le vendre en soldant le prêt. En contrepartie, le prêteur peut faire vendre le bien par voie judiciaire si les échéances cessent d'être payées.

Combien peut-on emprunter avec un prêt hypothécaire ?

Le montant dépend d'une quotité appliquée à la valeur du bien, mais les éditeurs du marché n'emploient pas la même assiette. Sur un bien de 300 000 € grevé de 120 000 €, une quotité de 70 % donne 210 000 € appliquée à la valeur du bien et 126 000 € appliquée à la valeur nette. Demandez toujours l'assiette avant le pourcentage.

Quel est le taux maximum d'un prêt hypothécaire ?

Aucun taux de marché officiel n'existe, mais un plafond s'impose. Au 3e trimestre 2026, un prêt de plus de 75 000 € à taux fixe est plafonné à 4,07 % de TAEG sur moins de dix ans, 4,57 % de dix à vingt ans et 5,29 % à partir de vingt ans. Une trésorerie plus faible relève d'une autre grille, plafonnée à 8,56 %.

Quels sont les frais d'une hypothèque ?

Deux postes se calculent à l'euro près sur le capital garanti : la taxe de publicité foncière, à 0,71498 %, et la contribution de sécurité immobilière, à 0,05 %. Soit 1 147,47 € pour 150 000 € garantis. S'y ajoutent les émoluments du notaire, barémés, et des débours, que nous ne chiffrons pas faute de relevé daté.

Que coûte un remboursement anticipé ?

En régime immobilier, l'indemnité est plafonnée à 3 % du capital restant dû ou à six mois d'intérêts sur le capital remboursé, le plus faible des deux étant retenu. Sur 150 000 € à 5,29 %, cela donne 4 500 € contre 3 967,50 € : c'est la seconde valeur qui s'applique. En régime consommation, le plafond est de 1 %, ou 0,5 % s'il reste moins d'un an.

Faut-il un questionnaire de santé pour un prêt hypothécaire ?

Le plus souvent oui. La loi du 28 février 2022 supprime le questionnaire uniquement si la part assurée reste sous 200 000 € par assuré et si le remboursement s'achève avant le soixantième anniversaire. Un emprunteur de plus de 55 ans sur vingt ans ne remplit pas la seconde condition. En revanche, l'assurance peut être résiliée à tout moment.

Nos sources

  • Banque de France — seuils de l'usure du 3e trimestre 2026, applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 2026 — consulter la source
  • Banque de France — taux de l'usure, publiés chaque trimestre au Journal officiel — consulter la source
  • Code de la consommation — consulter la source
  • Code de la consommation — section « Regroupements de crédits », articles L.314-10 à L.314-14 — consulter la source

Toutes les pages de ce dossier

Le dossier complet, page par page : chacune traite un cas que celle-ci ne fait que citer.

Rachat de soulteRacheter la part de l'autre : le calcul, la fiscalité, le financement.
Frais d'hypothèqueDeux postes calculables au centime, deux qui ne le sont pas.
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Caution ou hypothèqueUn coût calculable d'un côté, un tarif non publié de l'autre.
Prêt hypothécaire de trésorerieLa part de la valeur du bien que les prêteurs avancent, et le coût de la garantie.