Sur 28 enseignes relevées, 12 publient le périmètre chiffré de leur regroupement
Vous êtes aide-soignante, 38 ans, et vous avez trois crédits : une voiture, une cuisine, un prêt personnel qui a servi à payer le reste. Un dimanche soir, vous ouvrez onze onglets, un par banque. Au bout d'une heure, vous avez onze formulaires de simulation, beaucoup de promesses de baisse de mensualité, et deux chiffres exploitables. La plupart des enseignes ne publient pas ce que vous cherchez.
Nous avons fait le tour à votre place, le 7 septembre 2026, sur les pages officielles de 28 enseignes. Le critère retenu : l'enseigne publie-t-elle un montant empruntable ou une durée de remboursement pour son offre de regroupement ? Douze le font, et les voici, avec les cases laissées vides quand la case est vide chez elles.
| Enseigne | Montant publié | Durée publiée | TAEG publié | Exemple représentatif |
|---|---|---|---|---|
| BNP Paribas | 3 000 à 75 000 € | 4 à 108 mois | 8,54 % dans l'exemple seulement | 19 000 € sur 60 mois |
| LCL | 3 000 à 75 000 € | 12 à 84 mois | 6,27 % dans l'exemple seulement | 7 000 € sur 24 mois |
| Caisse d'Épargne | 1 000 à 75 000 € | 4 à 120 mois | 5,23 % dans l'exemple seulement | 12 500 € sur 48 mois |
| My Money Bank | 20 000 à 150 000 € | 60 à 180 mois | 6,84 % à 8,00 % | 51 000 € sur 144 mois |
| Oney | 10 000 à 2 500 000 € | 12 à 300 mois | 8,56 % dans l'exemple seulement | 10 600 € sur 60 mois |
| Younited | à partir de 1 000 € | 6 à 84 mois | 6,90 % à 23,30 % | non publié |
| Cetelem | 1 500 à 250 000 € | 12 à 180 mois | non publié | non publié |
| Cofidis | 3 000 à 80 000 € | 12 à 144 mois | non publié | non publié |
| BforBank | 20 000 à 100 000 € | 36 à 120 mois | non publié | non publié |
| Société Générale | à partir de 1 500 € | 1 à 7 ans | non publié | non publié |
| Banque Populaire | non publié | 120 mois maximum | non publié | non publié |
| CIC | non publié | 7 ans en conso, 25 ans en immobilier | non publié | non publié |
Une case vide dans ce tableau est une information sur l'enseigne, pas un oubli de notre part : chaque ligne a été lue le même jour, sur la page officielle de la marque. Les seize autres enseignes sont détaillées plus bas, avec ce qu'elles publient à la place.
Votre banque est bien placée sur ses propres prêts, rarement sur ceux des autres
Vous avez acheté votre maison il y a six ans. Le prêt immobilier est dans votre banque, celle où tombe votre salaire depuis quinze ans. Les deux crédits conso ont été souscrits ailleurs : l'un chez le concessionnaire pour la voiture, l'autre en ligne pour la véranda. Ensemble, les trois échéances vous prennent 1 380 € par mois, et vous prenez rendez-vous avec votre conseiller. Ce qui suit dépend de la configuration.
Tous vos prêts sont chez elle : elle renégocie, elle ne rachète pas
Quand votre banque détient la totalité de vos crédits, elle ne prend aucun risque nouveau : elle connaît vos flux, vos découverts, votre épargne. Elle peut donc réaménager vite, et l'opération porte alors un autre nom, celui de renégociation. Vous signez un nouveau contrat chez le même prêteur, le plus souvent sans indemnité de remboursement anticipé, puisque le capital ne quitte pas la maison.
Vos crédits sont dispersés : elle reprend un risque qu'elle n'a pas vu
Dans la configuration décrite plus haut, votre banque devrait solder deux prêts qu'elle n'a pas accordés, chez des prêteurs dont elle n'a jamais vu l'historique de paiement. Elle ignore si vous avez eu trois rejets de prélèvement sur le crédit auto en 2024, et découvre en même temps le montant et le comportement. Résultat : elle traite ce dossier comme une demande neuve, au barème le moins favorable de sa grille, ou elle refuse.
Le cas le plus fréquent : l'immobilier chez elle, la conso ailleurs
C'est la configuration de la majorité des dossiers, et elle se heurte à un seuil que deux prêteurs publient. La Banque Postale limite la part de crédit immobilier reprise à 60 % du montant total financé, et la Banque Populaire publie la même limite. Au-dessus, l'opération bascule dans le régime du crédit immobilier, avec sa garantie et son délai de réflexion de dix jours.
Adressez-vous donc à votre banque pour ce qu'elle vous a vendu, et à un établissement spécialisé pour le reste. Le rendez-vous avec votre conseiller garde une utilité dans tous les cas : il produit une proposition écrite qui sert de point de comparaison, et il ne coûte rien. Reste à savoir combien coûte chacune de ces voies. Six enseignes sur les vingt-huit relevées donnent assez de chiffres pour que le calcul soit possible.
Six enseignes publient un exemple représentatif complet, et l'écart entre elles est de 1 à 3
Vous êtes retraité, votre pension tombe le 8 du mois, et il vous reste un crédit auto de 42 mois plus un prêt travaux pour la toiture. Vous voulez chiffrer un regroupement avant d'en demander un. Six enseignes le permettent sans le moindre formulaire, parce qu'elles publient un exemple représentatif complet : montant, durée, taux débiteur, TAEG, mensualité, parfois les frais.
| Enseigne | Exemple publié | TAEG | Mensualité | Frais de dossier |
|---|---|---|---|---|
| Caisse d'Épargne | 12 500 € sur 48 mois, taux débiteur fixe 4,60 % | 5,23 % | 285,61 € | 125 € |
| LCL | 7 000 € sur 24 mois, taux débiteur fixe 5,00 % | 6,27 % | 310,55 € | 1 % du montant, minimum 79 € |
| My Money Bank | 51 000 € sur 144 mois | 7,97 % | 532,67 € | non publié |
| La Banque Postale | 20 000 € sur 72 mois, taux débiteur fixe 7,78 % | 8,43 % | 354,22 € | 200 € |
| BNP Paribas | 19 000 € sur 60 mois, taux débiteur fixe 7,80 % | 8,54 % | 383,44 € | non publié |
| Oney | 10 600 € sur 60 mois, taux débiteur fixe 8,24 % | 8,56 % | non publié | 0 € |
Ce que ces six exemples disent, et ce qu'ils ne disent pas
Le TAEG le plus bas du relevé est celui de la Caisse d'Épargne, à 5,23 % sur 48 mois ; le plus élevé, celui d'Oney, à 8,56 % sur 60 mois. L'écart de 3,33 points entre les deux ne signifie pas qu'une enseigne vaut mieux que l'autre, parce que les durées, les montants et les profils visés diffèrent. Un exemple représentatif illustre une offre, il ne promet pas un taux.
Sur ces chiffres, l'arithmétique est vérifiable. Le regroupement de la Caisse d'Épargne coûte 285,61 € multipliés par 48 mois, soit 13 709,28 € remboursés pour 12 500 € empruntés : 1 209 € de coût, frais de dossier compris. Celui de La Banque Postale annonce lui-même 25 503,84 € dus pour 20 000 € empruntés, soit 5 504 € de coût. Le second est plus cher parce qu'il dure trois ans de plus, pas parce que le prêteur est moins bon (calcul EmpruntGo sur les seules valeurs publiées par les deux enseignes).
Tous ces TAEG restent sous les seuils de l'usure applicables depuis le 1er juillet 2026, fixés par la Banque de France à 8,56 % au-delà de 6 000 €, 15,67 % entre 3 000 et 6 000 € et 23,53 % en dessous. Ce plafond change chaque trimestre et s'applique au TAEG du jour de la signature.
Les 16 autres enseignes : ce qu'elles publient à la place d'un chiffre
Vous êtes assistante maternelle, vous gagnez 1 620 € par mois, et vous appelez quatre enseignes dans la même journée. Trois vous demandent vos revenus avant toute réponse, la quatrième vous envoie un lien de simulation. Aucune ne vous annonce un taux, parce que le taux dépend de l'étude : jusque-là, tout est normal. Elles ne publient toutefois pas non plus le montant maximum de leur offre, ou sa durée maximale, deux données qui ne dépendent d'aucune étude.
| Enseigne | Ce qu'elle publie |
|---|---|
| La Banque Postale | Un exemple représentatif complet, 200 € de frais de dossier, part immobilière limitée à 60 %. Montant et durée empruntables : non publiés. |
| Crédit Agricole | Un « Prêt Regroupé » couvrant conso, immobilier et découvert, à taux fixe, durée « personnalisée ». Exclusion publiée : inscription au FICP. |
| Crédit Mutuel | Une page produit et une promesse de baisse de mensualité. Montants, durées, taux, frais et prêteur : non publiés. |
| Sofinco | Des frais de dossier de 1 % plafonnés à 150 €, et la liste de ses motifs de refus : FICP ou FCC, revenus sous 1 500 € ou irréguliers, endettement excessif, reste à vivre insuffisant, emploi instable. |
| Franfinance | Une baisse de mensualité « jusqu'à 60 % » et la liste des profils acceptés. Montant, durée et taux : non publiés. |
| Créatis | Spécialiste du regroupement depuis 1998, filiale du groupe Cofidis. Aucune condition chiffrée. |
| FLOA | Une page de rachat, et la mention que l'opération est portée par BNP Paribas Personal Finance. |
| BoursoBank | Immobilier, prêt personnel de 3 000 à 75 000 €, mini-crédit, crédit lombard. Pas d'offre de regroupement. |
| Fortuneo | Un prêt personnel de 1 000 à 60 000 € sur 6 à 84 mois, accordé par Younited. Pas d'offre de regroupement. |
| Hello bank! | Prêt personnel, auto, travaux, immobilier. Aucune offre de regroupement. |
| CCF | Prêt personnel à partir de 1 525 € sur 12 à 120 mois, travaux, énergie, étudiant. Pas d'offre de regroupement. |
| Crédit Coopératif | Huit familles de prêts, de l'immobilier à la mobilité durable. Pas d'offre de regroupement. |
| AXA Banque | Prêts affectés, trésorerie sous 5 000 €, réserve d'argent, immobilier. Pas d'offre de regroupement. |
| Groupama | Un prêt personnel dont l'exemple publié est de 10 000 € sur 60 mois à 5,89 % de TAEG. Pas d'offre de regroupement ; le prêteur est Franfinance. |
| Crédit Municipal de Paris | Prêt sur gage, microcrédit, accompagnement budgétaire. Pas d'offre de regroupement. |
| Crédit Foncier | Plus aucun prêt commercialisé depuis février 2019, après l'annonce du groupe BPCE de juin 2018 (source de presse). |
Ce que ce silence vous coûte concrètement
Neuf enseignes sur vingt-huit ne proposent pas de regroupement du tout : les appeler consomme une demi-journée. Sept autres ont une offre, mais rien à montrer avant l'étude, donc vous devez déposer vos bulletins de salaire, vos relevés récents et vos tableaux d'amortissement pour obtenir le premier chiffre. Un dossier envoyé partout finit par circuler, et un dossier qui circule trop se dégrade.
Rachat de crédit Sofinco détaille les motifs de refus publiés par l'enseigne, qui sont les plus précis du relevé. Rachat de crédit Crédit Mutuel reprend, ligne par ligne, ce que le réseau laisse vide sur sa propre page.
L'enseigne que vous appelez et l'établissement qui prête sont souvent deux entités différentes
Vous êtes cariste, vous travaillez en 3×8, et vous sollicitez trois enseignes pour obtenir trois avis indépendants : une banque en ligne, une marque de crédit à la consommation connue, une enseigne d'assurance. Trois noms, trois logos, trois sites. En réalité, deux de vos trois demandes peuvent atterrir chez le même établissement de crédit, parce que les marques et les prêteurs ne se recouvrent pas. Les enseignes l'écrivent elles-mêmes, en pied de page ou dans leurs mentions ; nous ne reprenons ci-dessous que ce qui est publié par la marque concernée ou par son groupe.
| La marque que vous contactez | Ce qu'elle publie sur le prêteur |
|---|---|
| BforBank | Le rachat est porté par CA Consumer Finance, entité du groupe Crédit Agricole. |
| Sofinco | Marque de Crédit Agricole Personal Finance & Mobility, groupe Crédit Agricole. |
| Cetelem | « Cetelem est une marque de BNP Paribas Personal Finance, établissement de crédit ». |
| FLOA | Filiale du groupe BNP Paribas depuis février 2022 ; le rachat est traité par BNP Paribas Personal Finance. |
| Fortuneo | Le prêt personnel est accordé par Younited, établissement de crédit agréé par l'ACPR. |
| Groupama | Le prêteur est Franfinance ; les Caisses régionales interviennent comme intermédiaires exclusifs en opérations de banque. |
| Créatis | Filiale du groupe Cofidis, spécialiste du regroupement depuis 1998. |
| Oney | Oney Bank, en partenariat avec la société Partners Finances pour le regroupement. |
Pourquoi cette lecture change votre stratégie
Deux marques du même groupe appliquent souvent des grilles proches. Si les deux refusent, vous avez reçu un avis et demi, pas deux. À l'inverse, interroger deux groupes réellement distincts double la portée de votre démarche pour le même effort. Dans l'exemple du cariste, remplacer la marque d'assurance par un établissement dont le regroupement est le métier principal vaut mieux qu'une quatrième demande.
Rachat de crédit Cetelem examine la ligne des 250 000 € et des 180 mois, la plus large du relevé pour un acteur de la consommation. Rachat de crédit Cofidis fait le même travail sur les 80 000 € et les 144 mois publiés par l'enseigne. Pour poser les douze lignes chiffrées côte à côte sans les recopier à la main, le comparateur reprend le même relevé.
Au-dessus de 60 % de part immobilière, votre dossier change de régime
Vous êtes propriétaire depuis dix ans. Il vous reste 78 000 € de capital sur le prêt de la maison, plus 21 000 € répartis sur deux crédits conso : la part immobilière représente donc 79 % de ce que vous voulez faire reprendre. Ce pourcentage détermine quelles règles s'appliquent à toute l'opération.
Ce seuil de 60 %, tel que le publient deux prêteurs sur leurs propres pages et que l'encadre la section du code de la consommation consacrée au regroupement de crédits, s'apprécie en proportion et non en montant. Un dossier de 300 000 € dont l'immobilier pèse 40 % reste dans le régime de la consommation ; le vôtre, à 79 %, bascule dans celui de l'immobilier.
Ce que la bascule change pour vous, poste par poste
Le délai change en premier. Vous recevez une offre que vous ne pouvez pas accepter avant onze jours, parce que l'immobilier impose dix jours de réflexion là où la consommation accorde quatorze jours de rétractation après signature. Le plafond de taux change ensuite : le TAEG doit rester sous les seuils de l'usure de l'immobilier, soit 4,57 % entre 10 et 20 ans et 5,29 % à partir de 20 ans depuis le 1er juillet 2026, au lieu de 8,56 % pour la trésorerie de plus de 6 000 €.
La garantie change aussi. Le prêteur demande le plus souvent une garantie réelle sur le logement, avec la taxe de publicité foncière de 0,71498 % et la contribution de sécurité immobilière de 0,05 % du capital garanti, plus les émoluments du notaire, qui font l'objet d'un devis. La durée, enfin, s'allonge au-delà de ce que les offres de consommation autorisent : Oney publie jusqu'à 300 mois, quand la Caisse d'Épargne s'arrête à 120.
Avant de solder un prêt immobilier par anticipation, vérifiez l'indemnité prévue au contrat : elle est plafonnée à 3 % du capital restant dû ou à six mois d'intérêts, le plus faible des deux montants étant retenu. Sur vos 78 000 €, cela représente au maximum 2 340 € (calcul EmpruntGo appliquant le plafond de 3 %).
Changer de banque pour obtenir le rachat : ce qui peut être exigé, et ce qui ne peut plus l'être
Vous êtes technicien de maintenance, en CDI depuis quatre ans. Un établissement vous propose un regroupement à des conditions intéressantes, puis ajoute une phrase en fin d'entretien : il faudra domicilier votre salaire chez lui.
La réponse tient à une date. Depuis la loi du 22 mai 2019, la domiciliation des revenus ne peut plus être imposée comme condition permanente d'octroi pour les contrats postérieurs à ce texte ; elle reste opposable pour les contrats antérieurs qui la prévoyaient. Un prêteur peut vous la proposer en contrepartie d'un avantage tarifaire, et vous pouvez l'accepter. Ce qu'il ne peut plus faire, c'est en imposer une obligation contractuelle sans terme.
Toute personne qui apporte son concours à l'obtention d'un prêt, qu'elle soit immatriculée ou non, ne peut percevoir aucune somme au titre de frais d'étude, de recherche, de démarches, de constitution de dossier ou d'entremise avant le versement effectif des fonds prêtés (article L.519-6 du code monétaire et financier). Une demande de paiement avant déblocage justifie d'arrêter la démarche sur place.
Ce que le changement coûte en pratique
Le transfert de vos prélèvements, de votre épargne et de vos moyens de paiement prend plusieurs semaines, pendant lesquelles vous gérez deux comptes en parallèle. Le risque d'incident augmente au moment précis où votre dossier vient d'être accepté, donc gardez l'ancien compte approvisionné jusqu'au premier prélèvement de la nouvelle mensualité.
Comparez ensuite ce que le changement rapporte. Si l'écart de TAEG entre les deux offres reste sous un demi-point sur une durée courte, le gain est absorbé par les frais de dossier, qui vont de 0 € chez Cofidis, Cetelem et Oney à 200 € à La Banque Postale selon le relevé du 7 septembre 2026. Sur une durée longue, le même demi-point pèse plusieurs centaines d'euros.
Les questions que vous nous posez
Quelle est la meilleure banque pour faire un rachat de crédit ?
Un tel classement n'est pas publiable honnêtement : le taux dépend de votre dossier, et six enseignes seulement publient un exemple représentatif. Ce qui se compare, en revanche, est le périmètre : montant, durée, frais de dossier et exemple publiés. Notre relevé du 7 septembre 2026 met ces quatre lignes côte à côte pour 28 enseignes.
Ma banque peut-elle racheter des crédits souscrits ailleurs ?
Elle le peut, rien ne le lui interdit, mais elle le fait rarement. En reprenant les prêts d'un concurrent, elle assume un risque dont elle n'a jamais vu l'historique de paiement, et traite donc le dossier comme une demande neuve. Quand tous vos prêts sont déjà chez elle, l'opération devient une renégociation et elle est bien mieux placée.
Combien de banques proposent réellement un regroupement de crédits ?
Sur les 28 enseignes relevées le 7 septembre 2026, 19 publient une offre de regroupement et 9 n'en publient aucune : BoursoBank, Fortuneo, Hello bank!, CCF, Crédit Coopératif, AXA Banque, Groupama, Crédit Municipal de Paris, et le Crédit Foncier, qui ne commercialise plus de prêts depuis février 2019.
Pourquoi les banques ne publient-elles pas leur taux de rachat ?
Le TAEG dépend du montant, de la durée, du profil et de la garantie : il se fixe après étude. Le montant maximum et la durée maximale de l'offre, en revanche, ne dépendent d'aucune étude, et douze enseignes sur 28 les publient. Deux publient une fourchette de TAEG : Younited, de 6,90 % à 23,30 %, et My Money Bank, de 6,84 % à 8,00 %.
Faut-il changer de banque pour obtenir un rachat de crédit ?
Non. Depuis la loi du 22 mai 2019, la domiciliation des revenus ne peut plus être imposée comme condition permanente pour les contrats postérieurs à ce texte. Un prêteur peut vous la proposer contre un avantage tarifaire. Avant d'accepter, chiffrez le gain : sur une durée courte, un faible écart de taux est absorbé par les frais de dossier.
Mon prêt immobilier peut-il entrer dans le regroupement ?
Oui, dans la limite d'une proportion. La Banque Postale et la Banque Populaire publient toutes deux un plafond de 60 % de part immobilière dans le montant total financé. Au-delà, l'opération relève du régime immobilier : dix jours de réflexion, seuils de l'usure propres à l'immobilier, garantie réelle sur le logement.
Nos sources
- Banque de France — seuils de l'usure du 3e trimestre 2026, applicables aux contrats conclus à partir du 1er juillet 2026 — consulter la source
- Code de la consommation — section « Regroupements de crédits », articles L.314-10 à L.314-14 — consulter la source
- Code de la consommation — consulter la source
- Service-Public.fr — crédit à la consommation : les obligations de l'établissement prêteur — consulter la source
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Le dossier complet, page par page : chacune traite un cas que celle-ci ne fait que citer.
